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30/06/09 à 11h14
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J’ai tout de suite aperçu ta silhouette sur le bord de la route, tes yeux qui se sont tournés vers moi, me suppliant. Tu étais trop jolie pour que je ne m’arrête pas. Je t’ai dit : oui, je fais le détour. Tu as engagé la conversation, je te sentais à l’aise, libre, en confiance. Je n’avais presque pas dit un mot. Je me contentais juste de te regarder un peu, à la sauvette. Je ne pourrais même pas te décrire. Je me souviens juste que tu avais la grâce, celle d’une Madonne échouée ici bas. Nous avons discuté. Tu me disais que tu allais voir ta grand mère, dans la montagne, que tu faisais toujours du stop. Tu avais choisis de ne pas avoir de voiture, trop compliqué en ville. Que tu étais infirmière, que tu prenais le vélo quand il faisait beau, que tu prenais le bus lorsqu’il pleuvait. Ma voiture avançait vers ta destination, je me rendais compte de la chance que j’avais. C’est pas tous les jours que l’on rencontre une Madonne sur la route. Tu m’as parlé de ton appart que tu regrettais d’avoir acheté, et puis non quand même, pas tant que ça. Tu regrettais parce que tu aimais voyager, que ton métier te le permettait, avec tes RTT, et tes vacances, tu pouvais partir deux mois et demi dans l’année. Tu m’as dit que tu allais entreprendre des travaux. Que c’était ton objectif pour l’année. J’ai sauté sur l’occasion pour te parler des miens. De ce que je faisais chez moi. Nous allions bientôt sortir de la rocade. Tu rêvais de partir en humanitaire, à l’étranger. Pour assouvir ta passion des voyages. Tu me racontais ton récent voyage à St Jacques de Compostelle par la voie qui longe les côtes espagnoles. Un voyage à pieds. De toute beauté. Je t’ai décris les miens, à vélo, avec ma compagne, je ne l’ai jamais nommée d’ailleurs, j’ai dit : nous avons fait des voyages à vélo. Je t’ai recommandé d’en profiter avant d’avoir des enfants, parce qu’après ça allait être plus dur ensuite. C’est ce qui nous est arrivé avec l’arrivée de notre fille. Puis finalement nous sommes tombé d’accord, ce n’est pas si sûr, on peut toujours voyager, même avec des enfants. Je t’ai parlé d’amis qui le faisaient. Tu m’as demandé où j’étais allé…je te l’ai dit, rajoutant que la Roumanie et la Turquie étaient mes pays coup de cœur. On était sorti de la rocade, la voiture filait vers la Chartreuse. Tu m’as plu quand tu as regardé ce paysage que nous connaissons par cœur et que tu t’es ébahie sur sa beauté. C’est vrai que c’est beau, ce ciel d’été d’un bleu limpide, ces falaises de calcaire gris/blanc qui viennent s’effondrer sur les champs de maïs d’un vert irlandais. Tu me parlais de tes envies de Maroc, où tu as vécu enfant. Nous rentrions dans le village où j’allai te déposer, et nous parlions du nombre de touristes dans les pays visités. Je te disais que nous allions en Slovénie, puis dans mon bled en Italie. Que de toutes façons, on pouvait toujours s’éloigner du tourisme de masse, même ici, en France, pays le plus visité au monde. Je t’expliquais les plages désertes de Thaïlande que nous visitions à moto. Je t’ai fait part de ce vieux rêve, de faire un grand voyage à vélo, sans but, sans temps, au gré des envies, pour ne pas me fixer d’objectif, juste pour être libre. Tu me parlais de ton premier voyage seule, sac à dos, en Inde, où tu comptais partir vers le Nord et tu t’es retrouvée dans le Sud. Demandant à des touristes rencontrés de te prêter le Lonely Planet, histoire de voir où tu irais le lendemain. Nous pénétrions dans le village, et nous discutions toujours à bâton rompu. Je te laissais dans un rond point, et tu continuais à me parler d’un ami qui avait acheté un vélo pliable pour voyager sur place, qu’il mettait dans son sac à dos. Et puis finalement, tu pensais que c’était idiot, qu’on pouvait en acheter un sur place pour quelques sous. On allait se quitter, je jetais un dernier regard sur ta fraîcheur, ta beauté intacte, je te souhaitais bon courage pour la suite, et tu me remerciais de t’avoir déjà bien avancé. Je crois que j’ai regretté que le voyage ne dure que 20mn…mais je suis reparti avec le sourire aux lèvres, heureux de cette rencontre, amoureux de cet instant qu’on vole à la vie, à la routine, à tout ce qui passe en lassant. Oui, c’est beau la vie… Et quand je me suis enfoncé entre Vercors et Chartreuse, là où l’Isére se déploie, et vire brusquement au sud, j’étais un ange de cette Madonne, et j'allais dans la nuit retrouver la mienne !
26/06/09 à 13h04
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Tu me snobes, M'exaspères à me faire espérer, Tu me dédaignes et m’ignores Tu me fourres la tête dans le sac Pour me faire taire quand j’essaye de te plaire Tu m’agaces et ça me crispe Quand tu auras terminé ton manège Notre ménage sera fait J’peux plus te saquer !
25/06/09 à 11h09
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Cette phrase c'est celle de Henri Cartier Bresson entendue ce matin sur France Inter au sujet des photographes. Il disait aussi, que pour lui, l'important n'était pas la "belle" photo, mais juste d'e^tre là...dedans, et témoigner... C'est parfait pour aujourd'hui...mais attention : "“L'objectivité de l'image n'est qu'une illusion. Les légendes qui la commente peuvent en changer la signification du tout au tout." [Gisèle Freund] C'est un peu ce que je reproche au fait de DEVOIR mettre un titre dans ce blog, parfois, je n'en ai pas envie...mais alors pas du tout ! Et pire, parfois souvent, et ici en partie-cul-lié, je déteste les lire !
26/05/09 à 09h49
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19/05/09 à 12h58
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13/05/09 à 12h59
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27/04/09 à 13h48
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Quand je te coït Je suis ravi-né Je suis r-à-dieu Je suis con-tent Aux anges etc…
Mais je sais au fond d’émoi Que tu demeureras sans cesse Mon Ina-sexe-cible frontière Fuyante, mouvante, branlante, capric(h)ieuse
Il ne nous reste plus qu’à nous reproduire et sans re-jouir !
16/04/09 à 10h40
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09/04/09 à 10h17
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Essaimer dans les rues Est-ce s'aimer ?
03/04/09 à 09h34
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30/03/09 à 14h23
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27/03/09 à 14h13
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26/03/09 à 10h43
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23/03/09 à 13h20
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18/03/09 à 14h05
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Il est revenu ce cher temps, celui de ces chères inco-nues à la chair de pêche, ce fruit de tous les péchés, qui nous fait chaque printemps maraîcher. Cette saison qui nous ensorcelle, avec ces hausses subites de température, sa fièvre soudaine qui fait choir les costumes. Des terrasses affolées, où s’accoudent à coudes toutes les vilaines pensées hibernées, semble rugir enfin des corps exhumés le langage charnel de la sensualité.
13/03/09 à 14h41
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04/03/09 à 13h29
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23/02/09 à 16h12
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18/02/09 à 16h22
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D’il en il, Je m’étais égarée Recherchant l’il du jour d’avant Dans la torpeur de l’il d’après ! Plongeant dans ces atolls, M’écorchant sur leurs corps-rails, Donnant sans cesse mes détroits. J’ai fait un tour des ils, Luttant contre vents et marées, Pour rejoindre une plage, une baie. Mais à chaque fois échouée, Je repartais vers les alizés. J’ai navigué à contre courant Dominant des archip’elles, Défiant Charybde et Scylla, Comme un Ulysse féminin Succombant aux sirènes des ils. Les tempêtes apaisées, Les grains, les orages passés, J’ai bien cru me calmer Sur un littoral a-queue-illant. Mais ce dernier il de mon épopée, N’était en fait qu’un presqu’il. Peu importe désormais, Puisque tu es là, Mon îlot !
10/02/09 à 16h16
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J’aimerais que tu te saisisses de ce texte Que tu prennes chaque mot en main Que tu te concentres sur chaque lettre J’aimerais que tu t’en pénètres Qu’il t’effleure en douceur Qu’il te frôle, te caresse J’aimerais trouver le ton Pour qu’il te fasse vibrer Pour que tu t’y abandonnes J’aimerais avoir ce don Pour te faire lâcher prise Au rythme de ces non-rimes J’aimerais t’rimer avec toi Mais je t’laisse seule Glisser sur ces lignes J’aimerais voir tes lèvres Eplucher ces quelques phrases Qui s’insinuent en toi J’aimerais toucher le battement de ton corps Qui lutte contre ce flot, cette marée Cette vague, cette onde qui te traverse J’aimerais être l’auteur D’un peau-aime sensuel D’une ode à ta chair J’aimerais trouver le style La bonne cadence, le tempo, Pour harmoniser cette chanson de geste J’aimerais être troubadour Pour que ton plaisir se ballade Sur un air langoureux J’aimerais qu’à la fin de cette histoire tu arrives, Essoufflée, haletante, pantelante, En parvenant aux tiennes J’aimerais que cette fin justifie mes moyens Que le temps passé à t’écrire Tu le gagnes à crier de bonheur J’aimerais que tu jouisses !
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