« Lucy ne s’effrayait pas de la machinette qu’elle avait sous le ventre, Lisbeth lui ayant affirmé qu’elle la possédait à cause de son pouvoir de directrice d’une grande institution de jeunes filles. À partir de ce moment, elle n’éprouva plus le même plaisir aux caresses et aux bonnes manières. Miss la fouettait très fort sur les fesses avec son machin, et par instants elle essayait de le pousser dans son derrière, voulant s’en servir comme d’un clyso. Ça lui faisait si mal qu’elle en pleurait et ne retenait pas ses gémissements, et miss n’insistait pas davantage. Elle le logea alors entre ses petites cuisses, et ça la chatouillait drôlement. Elle ne pleurait plus, mais riait, et miss satisfaite, versa de la liqueur bien sucrée et bien brûlante dans des petits verres ; elles en burent trois ou quatre fois et la tête lui tournait. La directrice devenait de plus en plus cochonne, et elle s’en amusait bien ; elle lui demanda de sucer le bout de son machin qu’elle avait saucé dans la liqueur, et elle le suça pour bien le nettoyer. Elles jouèrent alors à saute-mouton. Miss se mit à quatre pattes, et elle lui sauta par-dessus le dos, les épaules, et quand elle avait le derrière sur sa tête, elle lui envoyait une lichée. À son tour, elle se plaça sur les bras et les genoux, et miss lui passa par-dessus ; dans cette position elle essaya encore une fois de lui donner un lavement avec son machin, mais la souffrance était intolérable… » (Alphonse Momas), Passions de jeunes miss).
« C’était bien toujours ce même tempérament de luxure qui s’offrait, comme il s’était offert à Fréfré. Elle connaissait le jeu de l’amour, elle voulait en user. Harold ne s’était jamais trouvé en présence d’un tel caractère féminin : il se sentait pressé dans les bras de Reine, qui le baisait sur la bouche, et arrangeait les jambes autour de sa taille pour qu’il eût toute latitude de bien la posséder : sa queue, enflée et forte, s’élançait vers ce jeune con déjà conquis à l’amour et qui l’invitait au plaisir ; elle en franchissait l’accès, s’engouffrait dans le vagin, dont elle prenait possession pour commencer les amoureuses trépidations du coït, au milieu du balancement du hamac que Reine, par des coups de hanches, s’amusait à activer ; l’adaptation des épidermes se faisait, les poils masculins s’unissaient aux poils féminins, toute la queue était avalée par le con ; folle enfant de volupté, Reine déroulait ses cheveux, bravant tous les dangers, et les éparpillait autour de la tête de l’amant : les mains fiévreuses d’Harold pétrissaient les chairs de ses fesses ; jambes masculines et jambes féminines se heurtaient, s’entrecroisaient ; les ventres se rejoignaient et luttaient pour provoquer le germe viril, la queue allait et venait dans le con, chatouillant le vagin de ses violentes secousses… » (Alphonse Momas), Passions de jeunes miss).
« Le complot ourdi par Clary et Rosine entrait en exécution ; Reine avait marché, on la tenait ; il fallait qu’elle favorisât le début des petites atrocités rêvées par les deux femmes ; et elle était obligée de les favoriser par la complicité qu’on lui accordait, pour recevoir les visites nocturnes d’Harold, et pour préparer son départ définitif de l’institution. Elle devenait ainsi la première dont on se débarrassait, elle, la cause de toutes les perturbations morales de la maison. Reine, d’ailleurs, commençait à s’ennuyer ; elle avait trop abusé du saphisme, et elle se sentait débordée par toutes les imitatrices qui couraient après les occasions de gougnotter maîtresse et élèves ; s’ennuyant, elle se jetait dans l’amour masculin qui se présentait en la personne d’Harold. […] Il s’introduirait dans la maison avec le duc. Reine lui ouvrait sa chambre : Rosine se mit d’accord avec son valet de chambre, pour faire pénétrer les deux hommes dans la maison. Oh, elle pouvait sans crainte s’engager. Aucune autorité ne s’affirmait plus dans l’intérieur des bâtiments, la nuit venue. La directrice, de plus en plus entichée d’Hilda, la gardait dans son lit ou s’enfermait dans sa chambre, la baisant comme un coq sa poule favorite.
C’eût été cynique si ailleurs il ne s’était pas passé des scènes autrement osées. Les servantes, perverties par le mauvais exemple que donnaient Clary, Nelly Grassof, Rina Dobrin et d’autres, rôdaillaient par les couloirs des chambres, guettaient les rendez-vous entre élèves, pour se glisser chez les fautives, exigeant durement d’être branlées ou gamahuchées par les minois qui leur convenaient. Si une malheureuse essayait de refuser, elle s’empressait bien vite de céder devant la volée qu’elle recevait, devant la menace d’être dénoncée devant tout le monde, dans la maison et au dehors, comme une pourriture viciant ses compagnes. Une nommée Charlotte, une belle fille de vingt-huit ans, brune et solide, une allemande, une de celles, qui, avec Jenny, avaient la poigne la plus dure pour la flagellation, s’imposait à Aline, laquelle tremblait toutes les fois qu’elle apparaissait dans sa chambre malgré son dépucelage par Jean Sticker. » (Alphonse Momas), Passions de jeunes miss).