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Entrées le December 2008

 | Catégorie: Tranches de vie
entry 31/12/08 à 11h21
Autre endroit. Encore l’apéro (je sais je suis une soularde). C’est une bonne chose que ce soit une femme qui tienne un blog érotique et non l’homme du duo. Cela ne nous donne pas toujours le mauvais rôle, à nous les hommes. Car vois-tu dans l’esprit des gens c’est le mâle qui achète les revues porno, loue les films X, navigue sur les sites cochons. L’homme est souvent vu comme un pervers. Et là vous voyez bien que ce n’est pas une question de camp. Si je tente parfois d’inverser l’image de la salope pour en faire une icône positive, c’est le revers de la même médaille que de souhaiter, également, que les hommes ne soient pas taxés de gros pervers. Pour le démontrer parcourir les blogs érotiques où souvent ce sont des femmes qui tiennent les rennes (ah ça vous excite amis lecteurs) est, en effet, une bonne méthode. Ces blogs sont la preuve en image et en mots que, de coquines, le monde ne manque pas. Eh ben, non, ce que nous préférons, messieurs, ce n’est pas un ourson en peluche entre les cuisses, on fait juste mine d’être prude, naïve, candide pour vous aguicher (peut-être parce que certains ont décrété que les salopes c’est pas bien). Alors fi des clichés, mesdames, allons acheter Hot vidéo, affirmons haut et fort avoir adoré le dernier Fred Copula, matons les photos de sexe sur le net et les hommes ne serons plus les seuls pervers. Car si nous ne voulons pas nous faire traiter de p…, ne les traitons pas. Déviants ils ne le sont pas plus que nous. Aimer le sexe n’apporte pas les mêmes plaisirs à tous, je veux dire tout le monde ne se sent pas concerné par ce sujet. Mais que ceux qui se réjouissent de passer leur vie sur terre en ne pensant qu’à ça, le fassent sans toises et quolibets car ce n’est point pervers mais naturel, à l’homme, à la femme.

Luna

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 | Catégorie: Tranches de vie
entry 28/12/08 à 21h07
Ben toi t’es féministe ? Voilà la question (enfin à ce stade c’est quasi une affirmation) que me fit un quidam à l’apéro (waouh les discussions que tu te paies à l’apéro, Luna, ça vole haut – ouais, je sais, j’suis une putain d’intello). Je venais de dire combien j’avais adoré Teeth, un film dont vous trouverez le pitch ici : petit résumé sans dévoiler la fin. Une ado (si vous avez pas pris la peine de surfer là c’est le moment parce que je vais pas vous en faire des tartines) découvre, le bref instant d’un viol (un rendez-vous galant qui tourne mal en fait), qu’elle possède l’arme fatale – sans encore la dominer genre Cobra au départ. Rien moins que les dents de la mer 3 dans son vagin. Sympa. Quand les mecs le sont pas « et hop une bistouquette en moins ». Ce film c’est l’utopie féministe poussée jusqu’à ses derniers retranchements. Militantes MLF, vous rêvez de mettre à bas la connerie des hommes, de prendre le pouvoir, Teeth l’a fait. Mais en pratiquant l’auto-dérision absolue dans une comédie gore. J’ai trouvé ça jouissif et, à ce titre, je ne peux pas dire que je suis une féministe. Parce qu'elles me font marrer. Le mot est d’abord beaucoup trop connoté 68 (et pas assez 69). Alors féministe pro-sexe ? C’est déjà mieux mais finalement un peu limité. Mon point de vue : je souhaite être une salope sans qu’on me le fasse remarquer avec un petit air pincé et bien d’autres choses encore. C’est là que ça se corse. Je n’ai que rarement envie de prendre la défense des femmes quand elles s’enferment elles-mêmes dans un machisme cro-magnon et, bien souvent, ce sont des hommes qui sont mes alliés. Je bataille donc contre mon camp ? En fait je n’en fais pas une histoire de camp. Alors, oui, pour faire vite, je suis féministe parce que l’on n’a pas toujours le temps d’expliquer tout ça à l’apéro à un monsieur qui fait la grimace en assénant « ben toi t’es féministe ». D'ailleurs, soit dit en passant, en Occident on peut se permettre de faire la fine bouche.

Luna

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 | Catégorie: Récit
entry 26/12/08 à 12h28
Des appels comme ça il n’en pleut pas tous les jours. C’était la fin pour mon père, il était tombé dans une de leurs cuves au boulot. De nuits blanches en dispute - avec mon frère - je me suis retrouvée prête pour une descente aux enfers dans les rets de la névrose familiale. Et me voilà à l’hôpital. HP service fermé. Par sa faute à lui. Sa signature en bas des papiers me condamnant pour mieux faire taire ses folies. Mais il y eut la visite de Tania.
Elle n’a prononcé aucun mot lorsqu’elle est entrée dans la chambre. Nous ne nous étions pas revues depuis. Elle a ouvert la porte après avoir frappé, l’a refermée dans un silence électrique, s’est avancée vers moi, m’a embrassée en laissant tomber un manteau noir. Elle portait une blouse blanche et détacha ses cheveux en chignon. Comme un signal le bruit des chariots s’est intensifié, la fièvre est montée. L’horloge bloquée sur 13h00. Tania m’a sondée, diagnostiquant une chaise calée pour bloquer la porte et une absence totale de retenue. Il me fallait du vertige et quelque chose de nerveux. Nous nous sommes emparées de ce lit grinçant impersonnel et en avons fait notre royaume. Plus rien n’avait d’importance ou plutôt tout devenait excitant : les draps blancs, les barreaux aux fenêtres, la propreté excessive des lieux, même les ruminations de l’ahuri en pyjama se traînant à toute heure le long des murs du couloir : "Haha ha ! Un incendie, il va y avoir un incendie". Il n’avait pas tort, cette fois. Le visage de Tania langue sur mon sexe, me fixant, concentré à me faire jouir, ces mots crus que je ne lui connaissais pas, les doigts qui fouillaient, ses seins laiteux aux tétons roses s’échappant de la blouse, sa bouche rouge. Quand l’orgasme est venu, je ne me suis pas retenue de crier, de le clamer à tout l’asile, mêlant mes râles aux leurs.

Luna

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entry 25/12/08 à 19h47
On est Noël, bordel, on a droit d'avoir des cadeaux en couleur.
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 | Catégorie: Récit
entry 24/12/08 à 17h35
A l’entrée du supermarché c’est la photo du père Noël. Tu parles. Les catastrophes de Noël. Un gamin braille si fort qu’on l’entend avant d’entrer dans le hall. Sa mère essaie de le consoler : quand même il faut faire la photo du père Noël. Super job, se prendre toutes ces décibels dans la gueule. Et les autres qui regardent, benêts sourires de papa.

Alors moi je vous dis si vous grimpez sur mes genoux je vous promets de pas vous faire pleurer, juste peut-être un peu couiner. Le jeu ça s’appelle donc la photo avec mère Noël et vous pouvez rester debout parce que ça ne lui pose pas de problème.

Il était une fois dans le monde Luna, où les sucettes sont très longues et rouges, une tradition. La photo de la mère Noël. Elle vous prend par la main, vous assoie à ses côtés, se penche et vous rassure avec deux trois mots à l’oreille. J’espère que tu n’as pas été sage du tout du tout. Viens contre moi, entends-tu les clochettes tinter ? Le souffle de l’hiver est bien loin, nous allons nous coucher sous le sapin, ma hotte, à portée de main, regorge de sucres d’orge. A ces mots votre oreille rougit, vous durcissez aussi. Pour la mère le tour est joué – elle en a plus d’un dans son sac – elle vous prend dans sa bouche : « Joyeuses fêtes ! » le petit oiseau dit. Et hop c’est dans l’appareil. Vous ressortez du supermarché un air satisfait sur le visage.

C’est bizarre y a toujours plein de monde devant le stand de la mère Noël. Tu sais ce qu’elle y fait toi ?
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entry 22/12/08 à 11h08
Mr. A ou mademoiselle Ambre (moi je pencherais pour monsieur) dissertaient il y a quelques posts - ouais je suis longue à la détente - et fort justement sur "les hétéros sont des salopes". La teneur de leur propos était que, dans le petit monde des blogs de fesses, il n'y a que des hétérosexuelles (qui parfois se la jouent bi, j'en suis) mais pas de trucs à lesbiennes. Bin oui, lipstick ou butch ont déjà une reconnaissance sociale à obtenir alors d'ici à jouer les salopes sur le net, on va pas mettre la charrue avant les bœufs. Disons que moi qui aurais titré les "hétéros et les bi sont des salopes" je voudrais, à ma faible mesure, contribuer à rétablir l'équilibre de la blogosphère érotique. Cela donne un papier pour femme. En deux parties.


Je me souviens, je me rappelle.

J’étais allée passer l’après-midi chez Tania. Elle était à la fac de socio avec moi, louait une studette plein centre ville et possédait une bardée de skeuds. Aucun genre en particulier, des Ramones à Jonnhy Cash en passant par Funkadelic. Sa passion c’était aussi la photo. Vers les 14 heures on était dans sa piaule à siroter un truc, genre quelque chose de glacé. Toulouse début mai, il faisait déjà vachement chaud. On avait pris nos aises. Gardant le haut, on s’était mises en petite culotte. Les strings c’est trop pétasse. Je ne pense pas que, de nos jours, la culotte ait perdu ses lettres de noblesse érotomanes. Sûre que certains seraient prêts à lui consacrer des tonnes de littérature adulte.
Tania a sorti un album photo de Madonna.
- Pouah, Madonna, c’est tout pourrave. Vise le marketing.
- Tête de nœud.
Des gamines qu’on était. Roulé boulé sur le lit, mèches en bataille.
-Sérieux, Sami, jette un œil et dis-moi ce que t’en penses.
Là en ouvrant le machin, y a pas à dire c’était pensé et esthétique. Bigrement bandant aussi. Ok, ça valait le détour. A se palucher au lycée (je n’aime pas avoir tort).
Ce jour-là je sais plus si c’est la nudité crue de Madonna ou les cuisses de Tania qui m’ont fait chavirer. Sans doute la petite culotte blanche y avait sa part. Tania a proposé de me faire découvrir l’univers d’Helmut Newton. Elle s’est levée pour attraper le livre. Elle était vraiment canon. Des cuisses qui se matent pas, qu’on désire direct. Je me rappelle qu’elle m’a rejoint sur le lit, s’est allongée et a ouvert le bouquin. C’est à cet instant - quand elle a tourné la tête et a commencé à approcher son visage du mien, ma main à avancer vers sa taille - à cet instant précis, que le téléphone a sonné. Sursaut sur le lit, la morale rampant sur le parquet à l’agonie. Tania a perdu son rose aux joues. Allo…

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 | Catégorie: Récit
entry 21/12/08 à 15h19
Ce n’est jamais une bonne idée de suivre un inconnu à la sortie d’une boîte. Même s’il a des allures de mannequin.

Il m’a jeté sur le lit sans prévenir. Du haut de son un mètre quatre vingt. J’ai rebondi sur le moelleux du lit. J’avais envie de ce gars col roulé noir. Le seul qui ne bougeait pas dans cette boîte. Il s’y prenait comment avec les filles ?

Il m’a collé sa main sur la bouche, une grande main. De toute façon on avait rien à se dire, juste baiser. L’autre grande main a franchi le cap de mon sexe, pénétrant. Un son étouffé s’est échappé d’entre ses doigts. Il restait là à me fixer. A l’écoute des poils contre sa paume, mes dents mordaient dans la chair.

Il s’est levé brusquement pour prendre un truc dans la commode. La chambre était passablement vide : le lit, un miroir posé à même le sol, des fringues en vrac par terre. J’ôtais mon chemisier.

Le chemin m’avait semblé assez long avant d’atteindre la maison. Pleine campagne. J’ignorais où exactement. J’étais plus attentive aux veines de son cou lorsqu’il me conduit qu’aux détours de la route. A ses mains sur le volant. A scruter son frère à l’arrière.

Il m’attacha au lit sans un mot. Le cliquetis des menottes parlait pour nous. Il fit sortir mes seins de mon soutif, mordit. Je sentis la langue parcourir mes alvéoles enflées. Il s’écarta, agrippa ma jupe pour l’expédier au sol avec ma culotte. Dans le miroir je pris la mesure de la situation : soumise à ce grand dos qui allait s’abattre sur moi. J’observais le latex se dérouler sur sa queue droite. Sous le lit la glace reflétait la présence d’un fusil de chasse. J’avais peur juste comme il fallait.

Nu il me pénétra d’un coup, ses couilles apportant la douceur nécessaire au plaisir. Il était sûr, fier, froid. M’attrapa le visage, m’intimant un regard droit dans les yeux. Reste avec moi. Je vais te faire jouir. M’humidifiant l’anus dans son parcours, il porta sa queue en d’autres terres, et, redressé au-dessus de moi, de son pouce me branla. Là, j’observais à nouveau les veines de son cou : elles doublèrent jusqu’à indiquer, comme les secousses de son corps, la décharge anale. Image de son sperme dans le latex. Les menottes se tendirent sur la chambranle du lit.

A l’aube il me raccompagna. Le paysage défilait sous mon regard vide : j’étais une putain de fêlée d’avoir suivi ce type. J’aurais aimé encore être attachée.


Luna

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 | Catégorie: Critiques porno
entry 17/12/08 à 19h32
La Grèce aurait peut-être moins de problèmes si elle envisageait l’uniforme autrement. C’est alors à d’autres émeutes qu’elle aurait droit. La réputation de la flicaille tient à peu de choses finalement : messieurs gonflez les effectifs féminins et apportez quelques corrections à leur garde robe. Jupette bleue marine un peu plus courtes et fentes sur le côté laissant entrevoir la dentelle de bas beiges (il y a tant de dossier à ranger, obligé de se pencher !). Chemisiers déboutonnés soutien gorge pigeonnant de jaune et de mauve qui invitent à la pause. De quoi faire sonner les sirènes. Décidément il a une topographie de la baise. Les vestiaires des sportifs, l’hôpital et ses infirmières, la caserne des pompiers, la salle de classe (et j’en oublie). Alain Payet, qui nous livre les trois premiers quart d’heure de son film dans un huit clos de commissariat sans qu’on s’ennuie le moins du monde, ne l’a pas oublié. Si le titre de ce film fait vieux porno à scénar, force est d’avouer qu’une pipe à travers les grilles d’une cellule (surtout en présence de Lisa Del Sierra) ne me laisse pas indifférente, que je ne dirais pas non à un tour en fourgonnette (surtout si les conducteurs matent ma partie de jambe en l’air à trois), ni à un commando tel que le fantasme Oxanna. La narratrice de ce X - dorcelisée, corps de gymnaste et jeu troublant - a d’ailleurs, avec Flics en uniforme, fini par me séduire totalement.

Luna.

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 | Catégorie: Tranches de vie
entry 14/12/08 à 10h15
Enfouie, ma tête, contre ton ventre
Renoue les désirs adolescents

Enfouie, mon visage, entre tes cuisses
Eldorado

Enfouie, sa tête, contre mes seins
Nos corps intimes sur la photographie



Luna.
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 | Catégorie: Tranches de vie
entry 13/12/08 à 19h29
Une chevelure épaisse et brune vient de passer dans la salle, à l’étage. La musique pulse, boum boum nostalgie années quatre vingt. Que c’est mauvais, limite à filer le cafard. Peu de filles, beaucoup de garçons. De jolies filles il y en a, mais comment savoir celles qui en sont ? La chevelure vient de se retourner très furtivement. Pour elle je sais. Elle a descendu les marches et je me penche à la rambarde de la mezzanine pour la chercher du regard sur la piste. Contre toute attente je me mets à danser. Me voit-elle ? Un grand miroir sur le mur d’en face reflète ma silhouette. La soirée redevient attractive et je me perds dans cette danse, boit un verre, plaisante avec ma sœur, oublie un instant la chevelure, trinque.

Elle s’est approchée derrière moi et je la découvre dans le miroir au-dessus du vide. Il fait sombre onirique, la glace teintée dessine un sourire encadré de boucles noires. Elle n’est plus qu’à quelques centimètres. J’ai peur de l'inconnu. L’image s’incline vers moi, mange mon cou, finit par prendre mes lèvres. Elle m’entraîne sur une banquette, me plaque contre elle, remue crûment son bassin. Je sens les coutures de nos jeans provoquer notre désir. Alors c’est ainsi que font les femmes ? Plus tard, dans un étroit appartement d’étudiante, elle me fera jouir avec sa bouche (j’entends encore mon cri) et nous ferons l’amour encore et encore.

Je l’ai rencontré dans un club gay de Nice et nous avons passés trois jours qui s’oublient difficilement.
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 | Catégorie: Récit
entry 10/12/08 à 21h16
Les Black Angels s’enlisaient dans un show sans âme de débutant. Elle était devant moi premier rang. Regards échangés, elle s’assurait que j’étais encore là, derrière, qu’on ne me poussait pas trop, me proposait d’avancer plus près avec un sourire ravissant. Si douce, si attentive. Ses cheveux étaient noués et je me perdais dans sa nuque, bien loin du set à barbe du chanteur. Mes pensées vers d’autres possibles. Nous avions envie d’autres choses. De plus de sensations. Elle glissa son coude sous le mien, laissa là son compagnon et m’entraîna dans le froid des allées du parc expo. Une place s’offrit à nous. Là sur un grand carré banquette en vinyle rose elle se laissa tomber de tout son corps, m’entraîna dans sa chute et nos désirs. Contre elle je sentais le daim un peu animal de sa veste, ma main griffa son collant noir. Puis comme une urgence. Je voulais sentir son sexe contre le mien, elle me l’ordonna d’un geste. Je joue au mec, elle aux commandes. Je tirais bas son collant, fi de mon jean. Et là ses poils foison, ses lèvres contre les miennes. Pubis contre pubis, os et chair. Le renflement délicieux senti en frottant puis s’agitant. Amazone de son corps. Sa tête de côté se tournait, elle refusait des baisers que jamais elle n’avait goûtés. Étrange mélange de non et de oui. La voix chaude de Miss Platnum envahit la scène. Les tabliers roses des chœurs volent dans la salle, les cuivres résonnent. Ma brune me renverse, écarte d’une caresse mes jambes blanches. Impudique s’empare de mon sexe. Ses doigts s’agitent et je les sens sous moi trempés. En pensées des mots crus me viennent. C’est ma salope. Tant de plaisir. Entourée dans ce hall je jouis tandis des hommes autour du sofa répandent leur foutre blanc contre rose.


Je l’ai revue aux Trans samedi soir, vous allez dire que je fantasme, je sais, mais vous n’allez pas me dire que ce n’est pas bien.

Luna.
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 | Catégorie: Tranches de vie
entry 07/12/08 à 19h28
Impertinente j’ai posé sur la chaise mon shorty dentelle. Bu une gorgée de bière. Pas la première. Ai remonté les marches une à une et, d’une main leste, comme si de rien, soulevé ma jupe. Éclats de rire d’elle. Je sens les mateurs là contre la rondeur de mon cul, glissant vers la fente de mon sexe. Provocant l’élancé A. au regard vert. Désirant tout à trac qu’on me prenne ce cul, qu’on glisse d’en bas une main caressante, un doigt pénétrant dans cette fente décidément moite. D’un va et viens inaugural. Rejoins-moi. Mets ta grande queue en sodomite, encule-moi, agrippe tes mains à la rampe. Laisse ton souffle s’enfler par-dessus mon épaule. Entends mon râle, le tien dans le claquement des bas ventres. Pénètre plus loin, plus fort. Mes doigts me poussent à la jouissance. L’escalier disparaît sous le plaisir, tu m’arroses et claques ce cul en récompense. Une main passe sur mon dos.

Luna.
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 | Catégorie: Tranches de vie
entry 06/12/08 à 14h18
Au tour des jambes.

C’est finalement ce biais que, rétrospectivement, nous avons dû prendre pour aborder ce nouveau chemin. Miser sur le jeu. Mais ne pas miser trop gros. Ludiques furent nos pas de deux sur les marches, ludiques nos mains. Il nous fallait, à elle et à moi, apprivoiser les objectifs en bas de l’escalier. Qu’est-ce que deux hommes ont envie de voir lorsqu’ils shootent un duo féminin ? Qu’est-ce qui les excite tout court ? Du haut d’un escalier, les jambes s’imposent, maîtresses de la situation. S’emparer d’un truc vieux comme le monde, autant que les péripatéticiennes, ces guiboles, premiers frissons du désir. Là devant eux : elles se sont tendues, emmêlées, entrelacées, caressées. Peau contre peau, muscles contre muscles. Avant que ça ne soit le tour des sexes qui déjà peut-être rôdaient dans nos têtes.

Luna
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Entrées le November 2008

 | Catégorie: Tranches de vie
entry 30/11/08 à 18h36
D’une main rapide j’ai défait le nœud discret du bas de sa jupe verte. Sur le vif, alors que la conversation traînait encore sur les séances photos qu’on menait chacun. Elle fuyait hors de la tablée. M’a repoussée avec légèreté. J’ai toujours été impatiente. C’était lancé, toutefois. A mon initiative, les paumes allaient s’exprimer. Elle sont devenues le lieu de la parole, nous épargnant les mots, ont apaisé les fous rire, soutenu les souffles et balayé les regards gênant. Ces mains nues furent de celles qui cachent le corsage bretelles tombées, car si rien n’est préparé, et que tout s’improvise, comment se protéger des pensées ? Comment transformer une si vieille amitié ? Mes doigts se sont approchés de son corps, plaquant sa poitrine sous le tissu, de son visage en un geste tendre, de son bassin comme pour la posséder. De son homme. Elles furent plus troublantes après avoir éteint l’appareil à flash. A qui étaient-elles cette fois ? Je ne sais plus bien qui a caressé mon sexe ; ma langue, oui, mais le parcours de nos huit mains réunies s’est perdu dans une griserie charnelle quasi inattendue. Derrière mon dos, alors que j’étais collée à elle, sa main touchait la queue de mon photographe. De cela je suis sûre car est montée en moi une excitation forte. J’aimais donc qu’une femme le touche.

Ce soir-là j’ai peu regardé : j’ai écouté les mains.

Luna.
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 | Catégorie: Tranches de vie
entry 27/11/08 à 21h33
Elle portait, adolescente, de petites culottes blanches, que, seules, elle gardait à l’heure du coucher. Je regardais se dessiner sa silhouette dans la pénombre de la chambre lorsqu’elle rentrait dans les draps, rêvant qu’il n’y ait qu’un lit pour deux ou qu’elle me rejoigne. Les filles ne savent pas toujours l’effet qu’elles font. Elle m’invitait à dormir sous le toit sage de ses parents. C’est avant tout de ce moment précis dont je me rappelle. Celui de son lit à l’autre angle de la pièce, de ses si petits seins que j’aime encore, de ses jambes qu’elle a particulièrement belles, sa peau à l’été ambrée. Sur la plage il n’y avait qu’elle à mes yeux. Je l’ai connu en seconde au détour d’un cours de latin, la joie de la rencontre en descendant la rue était là. J’ai passé des moments de liberté, de rire, de contemplation, de confidence en sa compagnie. Mais surtout, surtout je me souviens de cette chambre où je crevais d’envie de la prendre, de glisser ma main sous le coton juvénile, de caresser pour la première fois des seins. Elle était bien loin de tout ça. Cependant elle ne s’est pas froissée quand je lui aie compté à demi mots mes émois il y a quelques temps. Plus encore elle s’est laissée approcher, ce soir là, sur les marches, lors d’une séance photo d’il y a quatre mois. Nous étions quatre aussi. Et c’est grâce à ce blog que tout a basculé. Je lui ai pris la main.

Luna
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Ma photo

Présentation
Nous sommes un couple. Une exhib et un mateur (quel heureux mélange). On aime regarder les filles sur le net et les photographier (Luna, elle aime aussi les croquer). J’avais, qui plus est, terriblement envie de continuer à écrire en essayant de créer un truc qui tienne la route. Nos photos et mes textes, voilà ce que nous vous proposons.

Pour nous écrire : sheena.ramones@laposte.net






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