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24/06/09 à 10h45
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Il s’est glissé derrière moi. Entre la chaîne et moi qui dansait toute proche, happée par le son. Neptune d’abord imperceptiblement contre, s’est rapproché jusqu’à se coller à ma colonne vertébrale. J’ai senti une étonnante bouffée de désir s’engouffrer dans nos corps. Brutale : il ne m’avait pas regardée de la soirée. Aucune connivence, aucun signe, juste un ami de très longue date. Et soudain nos corps qui ondulent l’un contre l’autre en rythme. Les mots qui sortent des baffles disent « péchés », de ceux ancestraux qu’il faut laver dans la mare – « I gonna take the sins of my father ». Au fond de la pièce, dans la cuisine, Sabine a posé ses lèvres sur C. Nous ne sommes plus là pour eux. Je sens des bras contre moi, un bassin, plus fort, cognant la rondeur de mes fesses. J’ai la sensation de faire l’amour. Ai-je le droit de faire cela, d’être grisée par lui aux pulsations de « Real Gone » ? Je lave les péchés des générations passées, des origines, en passant ses grandes mains rousses sur mes hanches, mon corsage dentelle. Notre danse en défi. Sommes-nous loin du monde occident, dis, sommes-nous déjà à la fin de la chanson ? L’eau est-elle redevenue claire ? L’homme que j’aime embrasse Sabine, j’en suis heureuse. Quant à mes lèvres elles n’osent à leur tour se tourner vers Neptune. L’instant du désir violent reste accroché à la cime. Cette chanson dos tournés, ne peut être qu’ainsi, ne rien se dire, ne pas se voir, l’espace d’un morceau. Rêver d’illusions perdues et écouter les dernières notes de Tom Waits. Les péchés planent très haut dans le ciel, ils ne font pas partie de notre couche, nous avons sorti l’arme pour abattre la Bête, un trident : mojitos, musique et volupté. Luna.
14/06/09 à 10h04
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C’est une histoire banale et crue qui se glisse entre les cuisses. Au petit matin une cloche sonne sans réveiller ceux dans le salon. C’est une histoire banale et crue qui finit le jour d’après. La voiture file dans le soleil, échappe aux chimères d’un soir. Et, dans la nuit parfois, c’est l’histoire d’hommes derrière un dos qui s’immiscent dans la chair, matent par-dessus l’épaule et se font des regards entre eux. C’est une histoire banale et crue de la rue qui résonne sous les pas comme un besoin de sexe. De bouches et de mains qui se cherchent sans se trouver vraiment. C’est une histoire banale de cul qu’on prend comme un rail de coke.
27/05/09 à 09h34
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Il fut un temps où ma survie – face à la baise – était de partir à toute jambe. Ce n’est pas pour vous faire marrer. C’est vrai. En gros si je croisais un soupçon de désir dans le regard d’autrui - à l’époque j’habitais Montpellier des beaux gosses y en avait - genre un vélo cycliste au détour d’une ruelle tarabiscotée - je flippais à tel point que la fuite était mon seul remède. Cela peut paraître étrange, mais uniquement au premier abord. Car lorsque l’on sait où peut m’entraîner un désir totalement assumé ça peut faire peur (par exemple si on veut être en petit couple gentil, c’est ce qu’elle veut la bonne société, non ?). Cette étape existentielle dura mettons sept ans, époque à laquelle j’étais toujours accompagnée par le même môsieur. Puis ma vraie identité psychique finit par faire surface. Le calvaire de rendez-vous « allongez-vous sur le canapé » que ça a été, vous pouvez pas vous imaginer. Ma mallette de survie fut alors composée de manière bien différente. Pour la remplir vinrent les excès de nique au mari. Et quelques ratés. Il m'en fallait bien pour savoir faire ma trousse à trousser. Des expériences il y eut donc car sans l'expérimenter ton baise en ville ressemble à rien. Vous en avez entendu un peu parler dans le dernier post (ah ouais, on est dans un « blog » pas dans une recette de plan cul de Marie Claire), mon plan « Lecorpsdeluna » c’était déjà il y a dix ans (passé l’adolescence judéo-chrétienne) : je baise des que je connais pas. Ces types c’était tous ceux que je n’avais pas pu me faire avant. Ils en prenaient pour leur grade, presque étonnés par mon cynisme à la fin (au début j’étais encore gentille fille). Car j’ajoute un truc qui me faisait grimper : j’aimais dévoyer, une préférence pour les sages qui ont envie – comme moi avant – mais qu’osent pas. Une façon de leur montrer la route, je sais pas, mais un lien avec ce que j’avais pu être avant. On peut dire que la première fois je suis tombée amoureuse, la deuxième j’avais juste encore envie de baiser, la troisième de me casser après. C’est bien sûr beaucoup plus compliqué que ça, je vous épargne les cas de conscience, les bluettes de midinette et tout le tralalala : un billet doit tenir sur l’écran (hein Maracas – j’aime !). Est-ce que je vais seulement y arriver ? (de toute façon M. C. me fera violence, rien qu’en y pensant c’est déjà fait, je me dis « plus qu’un paragraphe ») Je sens que vous attendez la troisième étape et que vous vous dites « elle a dit monsieur C. », il doit y avoir une transition sans transition là-dessous. Il m’a dit « non, pas question ce ne sera pas un couple traditionnel ». Je suppliais presque parce que j’ai mes côtés pétale de fleur. Il m’a dit – enceinte, alors même qu’il n’y avait aucune voie de fait donc – « tu es une femme infidèle ». Ma mallette de survie c’est peut-être lui mais comme je vous la joue pas souvent romantique, j’enfonce (hum…) le clou, c’est surtout ça : je vais toujours vers les inconnus en solo et range mon chamalow bien profond. Ca marche pas à tous les coups mais y a un truc que j’ai oublié de vous dire : je n’ai pas fini l’apprentissage. Une astuce tout de même quand vous n’en êtes qu’aux balbutiements : choisir son inconnu avec surtout pas que des qualités. Il doit, soit ne pas être beau comme un Dieu (ça c’est pas possible), soit avoir quelques différences éthico-philosophico-intellectuelles (là je fais mon Jean-François Kahn de la fesse). Où alors vous êtes vraiment bourré et là de toute façon plus rien n’a d’importance. Cependant, pour certains, la mallette de survie c’est aussi ça (et là no comment, i doit y avoir des trucs là dedans que je connais même pas) :
17/05/09 à 10h48
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Ceci n’est pas de la littérature. Le corps de Luna n’est pas un journal intime, ni celui de mon couple, ni le mien. Pour la simple et bonne raison que M. C. le lit, que mes amitiés coquines y ont accès. J’aimerais parfois en dire davantage (ouvrirais-je un autre blog ?). Ce qui me plaît ici ce sont les réécritures autour de ce que je vis. A ce sujet pour les confessions allez voir le blog de M. Chapeau et Mme Coquelicot (en lien dans mes favoris "Ma femme préfère les blondes") qui réussissent quelque chose de très bien en la matière. Ces derniers temps je lis d’ailleurs pas mal de billets concernant l’échangisme. Parce que je m’y intéresse. Beaucoup de questions s’y posent que parfois je ne me pose pas. Une fois n’est pas coutume j’apporte aujourd’hui ma pierre à l’édifice et me dévoile. Depuis quelques mois, obligée de me rendre à l’évidence, je suis (re)devenue libertine. Sans doute l'ai-je toujours été, par nature. En tout cas j'ai toujours été infidèle (il faudrait que je le dise à mon ex ça le rassurerais côté braquemart). Quelle différence ? Il y a dans le mot libertinage quelque chose d’assumé, quelque chose de l’ordre de l’action : on recherche davantage les occasions érotiques que dans l’infidélité. Surtout on ne se cache pas : la personne avec qui l’on vit sait à quoi s’en tenir. Ces derniers temps M. C. s’est joint à moi dans le libertinage. Je ne pensais pas mon couple ainsi à l’origine, je ne sais s’il s’agit là d’une route favorable. Pour l’instant c’est devenue une source de complicité et d’épanouissement sexuel. Une fois ce sujet digéré (« nous sommes libertins, cela nous va bien ») la question des personnes que nous rencontrons se pose. Et revoilà le mot « échangisme » qui fait surface. Pouah ! A moi la confession : j’ai des amis de longue date un peu mélangistes (« Le Baiser», « Ma lycéenne » vous en ont déjà un peu parlé) et je me sens affreusement lubrique parce que je veux plus (de la pénétration, du candaulisme oh oui). Je désire ardemment que cela bascule là, tout de suite, et maintenant. Vous pouvez être sûrs que lorsque l’on se voit en de telles occasions j’y ai pensé longtemps à l’avance. Jusqu’à mettre des doubles rideaux dans ma maison, c’est moins chiant de coudre en pensant au cul (je sais je suis une obsédée). Nos soirées. D’expérience ce qui freine le plus est la présence des enfants (même une fois couchés). Pour qu’il n’y ai pas les enfants il faudrait que l’on se parle, qu’on se programme une soirée rien que pour nous, ce qui n’est pas encore le cas. Je suis une grande prêtresse de la parole (le non-dit me fait flipper même si j’en reconnais la magie). Cependant je ne force pas la main à la langue. La soirée débute et je suis déjà très orientée dans mes pensées (quoiqu'il en soit, au quotidien, le sexe est toujours dans un recoin de ma tête). Ce qui ne m’empêche pas de m’intéresser à m’importe quel genre de conversations. Je ne suis pas un cas d'école tout de même. J’ai remarqué que l’alcool, le fait de fumer fait souvent basculer les choses. Faire des photos entre filles aussi. Basculer mais jusqu’où ? Là le dilemme cornélien se pointe. En parler avant : je suis « mélangiste » et moi je veux sentir ton homme en moi (parce que je parle beaucoup des filles, hein, mais putain ce que j’aime la bite), je veux…enfin bon bref vous avez compris. En deuxième choix (ce fut le nôtre) : laisser faire les choses et être gagné par l’étonnement pâmé du « oh comme on va loin ! ». C’est là que le bas blesse car j’ai un gros défaut : je veux du cul du cul encore du cul. Ai-je perdu la griserie de la main qui frôle, du souffle dans le cou ? Non. Mon principe psychologique explique sans doute tout ça : être très sexuelle dans le libertinage me sauve des errances cérébrales, des cœurs qui s’emballent. C’est ma mallette de survie en eaux troubles. Flirter (avec les mains, le corps s’entend) ne me va pas car j’en perd mon latin. Ce dilemme (dire, ne pas dire) on s’en fout un peu, avoue, Luna. Tu es juste une coquine d’impatiente ! Oui : j’avais envie de lui. De cette si belle queue. J’aime l’acte I - discuter sexe -, l'acte II - danser sexy -, III - faire des photos puis des papouilles. Mais ce qui me botte c'est d'avancer avec certitude, sans précipitation, vers le dénouement de la pièce : quand l’héroïne se fait immoler sur l’autel du sperme.
03/05/09 à 15h33
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Et elle m’embrassa. Pas n’importe quel baiser. Avez-vous déjà attendu vingt-deux ans pour recevoir un baiser ? Ce qui s’y mêle alors est une plongée où les salles de cours, le bitume chaud du lycée au printemps, les bains de mer, le bac, les premiers amours, les robes de mariées, les ventres ronds, les perdues de vue, les échecs, les rires de fêtes en retrouvailles, vous prennent à la gorge à en faire chanceler vos guiboles. Un quart de vie au bout de la langue. S’y déploie une tendresse infinie, un désir qui tape aux tempes. La luxure et son contraire. Ce ne fut pas brutal, ni solitaire. Les corps de deux complices – mari, ami – formaient une arcade contre nous. Nous rapprochant pas à pas, leur chaleur nous guidait. En moi c’était une vieille rengaine qui faisait surface, celle d’une culotte blanche et d’yeux verts qui pétillent. J’ai senti ses lèvres effleurer les miennes une fois, deux fois. Le genre jeu d’enfance pour faire son intéressante ? Des pious : « Oh oui fait moi un piou dis ! Et encore un ! ». Non ce n’en était pas. Plutôt l’histoire de la première fois qu'on reconnaît aux frissons qu'elle procure. L’étonnement balaya l’adolescence, le temps s’aplatit comme une crêpe, là, suspendu à deux bouts de chairs qui, de plus en plus, devenaient humides. Et le cœur – le mien – sur le fil du rasoir qui cognait. N’entends-tu pas ce que cela raconte ? Ô la surprise du goût que c'est ! Ô les désirs enfouis ! Nos compagnons n’étaient plus là, ce n’était plus ma maison. J’étais toute entière le baiser. J’étais sa langue s’enroulant, sa salive en pointe. Alors, triste aux prémices de la fin, avide, j’emportais déjà avec moi le souvenir inédit de ce que peut donner, en une seconde, de très fort la vie : passer par le corps pour dire qu’on aime, qu’on aimera toujours, qu’on accompagne, marche à côté, qu’épauler on peut, écouter, s’intéresser aux riens. Cela se nomme comme vous voulez. Mais qui a dit que le libertinage n’était pas romantique ? Luna.
20/04/09 à 13h01
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En Arcadie des femmes aux lourdes poitrines sourient avec grâce alentour. Les cerisiers en fleur frémissent au rythme de leurs souffles lorsqu’elles accueillent les verges aux milles parfums qui jouissent en leur creux, faisant luire leurs tétons dans la fraîcheur des prés. En Arcadie des chevelures rousses volent au vent, les joues portent le rose sans rougir. En Arcadie, une coupe à la main, Pan expose son torse aux amantes. Les langues s’y promènent comme de rien. Les rires des femmes semblent d’enfants, leurs regards de brunes. En Arcadie l’herbe taquine les peaux, les narines, on joue à chat, on se prend par le bras. Là derrière un arbre, on se cambre ou l’on bat la campagne en chaloupant. D’un battement de cil on aime. En Arcadie les visages sont inconnus et le fleuve n’est jamais le même. En Arcadie on peut aussi s’endormir contre un ange, tranquille, compter ses plumes et lui dire tout ce qu’on a fait avant. Arcadie serait toujours printemps. Luna
10/04/09 à 15h45
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Les particules roses sur la peau gagnaient imperceptiblement du terrain de sorte que l’on pouvait être sûr que, depuis le début de la scène, Eden cinglait au même endroit mais qu’elle le faisait en prenant son temps, misant beaucoup sur la pause, le geste. L’attente du coup. Des dizaines de petits points formèrent bientôt un cercle aux limites inégales. Sur la chair, pas à pas, tels des envahisseurs, ils prenaient possession du rond, de la courbe. « Tac » ou « clac » était le seul bruit qui émanait de la chambre, comme si cette chevelure auburn, nue à quatre pattes sur le lit d’hôtel, n’avait ni bouche, ni visage ou que Flo remplaçait l’aveu du plaisir par le silence. De sorte qu’Eden perçut le frottement qu’émit le cuir contre la fente lorsqu’elle se décida à ne plus lever le bras. Elle enfonça sa badine un peu pour voir comment et Flo se cambra. Alors, gainé dans la combinaison que portait étroite Eden, le petit appendice qui lui servait, en maintes occasions, de pénis métaphorique se rappela à elle. Et même impérativement. Il était temps de se glisser dans cette fille, de la posséder. Eden plaqua une main contre le plastique noir, l’encercla afin de le maintenir droit et s’approcha des fesses de Flo avec la même lenteur. Son autre main palpait le cul qu’elle envisageait de prendre. Un brin d’air siffla à rebours entre les dents d’Eden - « SSS »- les épaules de Flo se raidirent. Peut-être de crainte. Eden s’approcha et Flo sentit l’objet sans vie, un brin mou (moins dur en fait qu’elle ne l’appréhendait), un peu bouffon en somme. Mais Eden se ravisa, son corps recula et elle écarta l’endroit. Visage penché juste au-dessus de la raie, à quelques centimètres, elle cracha à plusieurs reprises. Elle frotta l’anus pour répartir le liquide. On entendit un « HO », c’était les doigts s’enfonçant sans prévenir. « HA » : c’était sans doute le troisième doigt. « HUM » : c’était Eden taquinant de son manche le trou. Florence « Pourvousservir » avait retrouvé la parole. Du moins le son. On ne put en douter lorsqu’Eden la prit dans un flot de soupirs fornicateurs. Flo, noyée dans ses cheveux, sentit le gode trouver son chemin étape par étape et son cul se détendre jusqu’à en éprouver un plaisir inédit de matière contre muscle. Eden en vint à claquer son bassin de plus en plus vigoureusement, dézippa sa combinaison noire pour sentir ses seins ballotter au rythme sodomite et ferma les yeux. Ce qui arriva alors la contraria particulièrement. Dans l’exaltation lubrique de sa conscience Zeus se dressa – dans tous les sens du terme – et s’imposa à elle comme le figurant manquant à son plaisir. Elle s’empressa de traduire cette intrusion par une autre explication franchement plus crédible : elle souhaitait, à ce moment précis, avoir l’instrument qui fait couiner les filles, le truc qui fait « crac boum hue » et qui gicle à la fin. Il se trouvait que Zeus en était la caricature. Luna
05/04/09 à 12h20
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Je biche. Figurez-vous qu’une équipe télé est encore venue faire un short reportage chez moi. Pour une chaîne dont je tairais le nom. Ce n’était pas pour mes fesses, ni pour ma pratique hors du commun de la pipe, ni encore pour un témoignage exclusif sur la vie des libertines en eaux troubles. Même pas. Sur ce coup ma maison m’a piqué la vedette. Mon ego ne l’a pas supporté : depuis je l’ai revendue. Avouez, vous avez déjà été sensible à ses charmes. D’abord ses murs en triply, toutes ces petites strates de bois comme autant d’écorces à ôter unes à unes pour déshabiller ses flans. Ensuite cet escalier qui mène à un long corridor laissant fantasmer une grotte où les séances photos et celles de jambes en l’air torrides se font. De quoi affoler les médias. Mais là n’est pas mon sujet. On peut dire, c’est vrai, que depuis le début de ce blog vous connaissez mieux les quelques recoins de mon chez moi que l’ombre de monsieur C. C’est aujourd’hui le moment d’en savoir davantage. Le mot du début revient à la journaliste qui - vous ne me contredirez pas - fait argument d’autorité : "vu à la télé", "dis par la télé" c’est pareil, ça vous convainc son homme. Et que dit-elle la petite reporter ? Elle dit à monsieur C. : « on a du vous le dire des tas de fois mais mon collègue et moi on vous trouve un air de James Blunt » (là, Papillonne, tu nous tombes pas dans les pommes s’il te plaît). « Ouais vous nous y faites vraiment pensé à mon cameraman et moi ». Bon l’émission vous l’avez loupée mais, moi, vous pouvez me croire, quand je vous dis que je vis avec un Johnny belle gueule. C’est pas tout. En fin de semaine péché mignon : concert dans les oreilles. A la sortie de la soirée musique festive qu’est pas le style de James ni celui de monsieur C. (il écoute de le musique de sauvages, y dit que c’est pas agressif mais mon œil) un type. Le genre de type fauché qui s’était fait passer pour un journaleux en free lance rien que pour rentrer gratos. C’est pas moral. Nous avons donc affaire cette fois à un faux reporter, vous pouvez quand même le croire car, si vous avez continué à me lire, c’est vraiment que vous me faites confiance pour ne pas vous mener en bateau. Qu’est-ce qui dit le monsieur fauché déguisé en mass média : « wouah tu ressembles carrément à Blunt toi ». Et RE. Cet aprem je vais me taper James Blunt. Je biche. Luna.
29/03/09 à 18h32
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C’était passé comme une lettre à la poste. La naissance de Zeus ne tenait plus qu’à quelques clics et sa descendance aussi. Max était allé les chercher sur leur propre terrain : l’équilibre des forces, l’agencement juste d’un monde virtuel qui devait rester ordonné. Il s’était lancé dans un plaidoyer sur la représentativité au sein des blogs de fesses. Cette communauté numérique était, pour l’instant, un monde Aphrodite qui donnait aux femmes un pouvoir certain, pour ne pas dire un certain pouvoir. Or on sait très bien qu’il ne faut pas laisser le pouvoir se concentrer dans les mains de quidams. Cette concentration nuit à la Cité, elle peut même aller jusqu’à lui porter atteinte. Cela vaut pour chaque sphère. A fortiori pour la blogosphère dont on sait qu’elle est bien mal gardée et si encline à la dissidence. Emporté par ces convictions démocratiques Max leur avaient dressé un tableau de l’avenir érotique de la Toile en ne ménageant pas ses mots. Il n’y avait pas plus baratineur que ce type. Arthur et PJ ne pouvait qu’abonder dans son sens, ils en étaient jour après jour les témoins : la gente féminine était majoritaire dans l’espace qu’il leur était donné de tenir en laisse. Ce qui n’était pas pour déplaire à Arthur. Mais ils n’étaient pas là pour s’adonner à leurs penchants, oh que non ! Max poursuivit sa démonstration. Cet état de choses n’était pas une fatalité, on pouvait travailler à une harmonie des genres dans le petit univers qui tenait tant à cœur au jury qui lui faisait face. Et de flatter leur ego. Car pour appuyer ses dires le futur Zeus31 n’était pas venu les mains vides. Il projeta au comité de validation des blogs le diaporama de ses premières œuvres. Son corps sculpté, son membre viril dressé affichèrent leur perfection sur l’écran de la salle. Zeus chanta la beauté de cette mise en scène que d’autres aurait nommé mascarade. On ne pouvait laissé l’humanité privée de cette apologie du mâle, de l’essence même de la virilité. Et il leur promit des visiteurs, des commentaires, la réussite de son entreprise : glorifier l’homme. Ce fut un « oui » unanime de l’auditoire qui ne pouvait l’entendre que de cette oreille. Luna
25/03/09 à 22h49
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Une étoile venait de s’éteindre dans la galaxie de Max. Sans aucune explication. Brutalement. Il en était tout retourné. En bouche l’arrière goût d’être le spectateur - en direct - d’un enlèvement sans ravisseur. Un rapt, dans le cas précis, aurait été le terme le plus approprié tant elle avait d’admirateurs, de lecteurs, de mateurs, de commentateurs. Un peu comme si Ambroisie venait à disparaître. Du jour au lendemain plus d’accès à ses courbes blanches, à ses gants, ses bretelles dentelles. Sur la Toile un trou noir pathétique, incompréhensible. Un message n’envisageant aucune issue - « Error, cette adresse n’existe plus » - recouvrait les mots de Maëva Mandragore, ses peurs, ses larmes, ses folies, ses orgasmes. Et tellement d’autres choses encore. Il était extrêmement difficile, que dis-je ! intellectuellement invalide, pour Max, et tous les abonnés, d’envisager un lever sans cette foutue filante déconnectée. Se lever, allumer son portable en écoutant le café goutter, cliquer sur « M comme Mandragore » et ne rien trouver. Boire son bol devant rien, sans horizon, sans rien bon dieu de merde ! T’aurais au moins pu dire pourquoi, Maëva, on n’était pas un peu pote, toi et moi ? Je te connaissais, me semble, mouais…des tétons aux orteils. C’est dur ce que tu nous-me fais là. Max était sur le point, son café à la main, d’écrire un mail, à n’importe qui, professant l’éphémère virtualité du vingt unième siècle. Quelque chose qu’il savait très bien faire. Quand il se ravisa. Y avait de l’ampoule au cerveau. Même qu’elle clignotait. Il lui vint cette idée sans laquelle de livre il n’y aurait pas : il allait ouvrir son propre blog. Mettons un jour qu’il ferme, au moins serait-il le premier au courant, point de rage, de désespoir. Après trois tours dans sa tête (non plus d’une mais de cents loupiotes) Max se demanda comment il n’y avait pas pensé plus tôt. Il tâtait en photo, prenait déjà la pose, avait tellement de choses à dire. Un jour - il en était certain - il dirait « merci Mandragore ». A lui seul il allait mettre fin au chaos, faire sens avec cette décision démiurgique d’ouvrir son espace temps, une galaxie telle qu’il l’entendait, et d’en exposer le principe à la face du monde. Il ne lui restait plus qu’à choisir son hébergeur. Aisé. Il connaissait toutes les communautés, les fréquentaient, les agrégeaient, les flux rssait. Les bruits de la maison refirent surface, le temps du deuil était passé, de hauts faits s’annonçaient. Max trempa sa tartine confiture dans un café tiède, l’apporta à sa dentition. Et tâcha son pyjama. C’est ainsi, pour une vague histoire de machine à faire, que fut prise la première photo de Zeus31 qui – comme son nom l’indique - n’était ni le premier ni le dernier, mais demeurerait, sans contexte, le guide mythologique d’une génération. Avant même la fin de son petit déjeuner Max avait, en effet, trouver un masque et une ambition : régner sur les blogs ixés. Parce que son règne dura et périclita je vais, à présent, vous conter comment il engendra « Chromosome X ». Luna
15/03/09 à 10h18
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« Je suis entrée en classe et le cours a débuté. Le fait de ne pas porter de culotte me faisait bicher. Tous ces puceaux à milles lieux de se douter. Emoustillée à l’idée d’étudier Rousseau dans ces conditions. Dans les couloirs aussi. Tout ce sérieux de la salle des profs qui partait en fumée à cause d’un bout de tissu en moins ! ». Margaret manqua s’étouffer avec sa croûte à thé. Pire qu’une armée de bretzels. Ecarlate elle se leva d’un bond. Comment autant de lubricité perverse était possible ? Comment de tels individus pouvaient-ils tromper le système, lui rire au nez ? Elle allait immédiatement se rendre dans le bureau d’Arthur pour mettre un terme à cette mascarade. Elle essaya de ne pas monter les escaliers quatre à quatre. Ouvrir la porte de ces messieurs hors de souffle l’auraient contrariée, moins toutefois que de se prendre l’ascenseur tant l’affaire était urgente. - PJ n’est pas là ? - Euh il est au tribunal cette après-midi. Margaret plaqua ses mains veinées sur le clavier de l’ordinateur : www.pourvousservir.com « Joindre l’utile à l’agréable ». Pendant qu’Arthur tirait sur le bas de sa veste. - Lisez-moi ça, Arthur. - Hum, hum. - Mais dites-moi, Arthur, vous m’avez tout l’air d’avoir besoin d’une pause ? - Hum, hum. Arthur referma la fenêtre affichée à l’écran et acquiesça. - Vous avez quelque chose pour moi ? - Oh vous pouvez jetez un œil sur ça et me rejoindre où vous savez. Arthur ouvrit un dossier en évidence sur son bureau et s’éclipsa. Il se dirigea droit aux commodités du sixième étage, un endroit qui portait bien son nom tant il était commode en effet. Il choisit la troisième porte de l’endroit, descendit sa braguette. Margaret avait une langue étonnamment agile. Où pouvait-elle avoir apprit ça : mouiller le gland de la salive, aspirer la queue jusqu’à la base, caresser du bout des doigts les parties en pompant ? Les gens réservent parfois de grandes surprises et lorsque Margaret avait, pour la première fois, insisté auprès d’Arthur pour le soulager, il était loin de se douter de l’efficacité de ce partenariat. Chaque fois qu’il le jugeait nécessaire il pouvait l’appeler, elle venait avec empressement lui vider les bourses accroupie dans un toilette du sixième étage. Sans autre procédure. Et c’est avec l’esprit tranquille qu’Arthur regagnait les blogs qu’il lui était donné de surveiller. Luna
07/03/09 à 10h01
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Il y a peu j’ai testé la Route du Rock en hiver. You know what ? Les popeux mèches frontales n’hibernent pas. So british, le crachin gris ça les connaît. Afin d’éviter de se retrouver le bec dans l’eau, sur le bitume à se cailler les miches en attendant d’entrer, suis passée l’après-midi chercher les places. C’est mon côté bon petit soldat et absolument pas rock’n’roll. Sur un diable devant un ascenseur, dont j’ignorais jusque là l’existence, un grand frigo blanc penché qui se révéla être soutenu à bout de bras par un individu que je n’aurais pas pensé – que j’étais sûre de ne jamais avoir – croisé. C’est l’effet Route du pop : il y avait certainement dans ces couloirs des tonnes de nouvelles têtes chevelues, un tas de petits maigrichons regard tendre chemise serrée qui – parfois, mais faut pas trop déconner – me font tripper grave sa mère, euh…qui me font supporter les nappes de synthé. Sans doute parce qu’ils feront les yeux ronds quand je lancerais des insanités cochonnes. A la billetterie point de madame qui vend, alors le chic type du frigo a baissé son diable, l’a posé en douceur. Mais comment fait-il avec de si petits bras ? Y a des lois de la physique qui s’explique pas. Putain de sourire quand il a dit « c’est pour des places ? ». Floriane ! A-t-il appelé la dame, après s’être enquis dans un parfait français (eh ouais, y a des popeux en France, mais là y fait partie de l’orga alors on lui pardonne). La porte de l’ascenseur a glissé dans ses gonds sans un bruit, un ting à la fin et le frigo s’est redressé pour s’engouffrer dans le mètre carré. J’ai eu mes places pour une arrivée très fin de soirée éméchée fumée. D’abord le moment très bon, celui où t’arrive dans la salle : super son qui t’emplit le palpitant, les marches cannoises à rebours - under : the hell - te portent vers la fosse. Foule. C’était le deuxième ou troisième groupe, pour nous le premier. John and Jehn (double J, double H, yeah !) m’a vite plu. Parce qu’elle a une voix un peu à la PJ Harvey (again a J, again a H). Peut-être aussi parce que j’ai reconnu le type. Examinant John d’un peu plus près j’ai repensé à mon frigo, au sourire petits bras, very small one, qui le portait. C'était mon type sur scène. Scénario : si la billetterie avait été en haut, si j’étais montée. Un frigo, un homme, une femme, un mètre carré de proximité. Le froid du métal blanc contre mes jambes, ma hanche qui cogne à sa hanche. Le frigo qui tangue, se colle à nous. Nos corps qui tanguent, se collent à lui. En refrain. It’s hot here isn’t it ? Yeah it’s very very hot. Et ne trouver rien que sa langue pour se rafraîchir derrière le frigo. De quoi me coller la sale envie de m’enrouler à son jack en l’écoutant gratter sa basse. Just for a kiss. Luna.
27/02/09 à 07h16
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C'est l'anniversaire de ce blog aujourd'hui, alors comme il y a un truc qui me titille depuis quelque temps, c'est l'occasion de poser ma question : qui êtes-vous ? Vous qui passez ici, repassez-vous ? Vous matez (oui, oui), mais vous lisez ? Amis visiteurs je vous laisse la parole. Attention une tribune libre pas seulement pour mes commentateurs incontournables, non une tribune destinée, à vous, qui d'habitude n'avez ni le temps, ni l'humeur, ni l'inspiration de laisser des petits mots d'encouragements. Allez faites-moi plaisir, livrez-vous. C'est mon anniversaire quoi !
22/02/09 à 10h07
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La lumière de l’ordinateur se refléta tout contre les lunettes d’Andréa. Triolisme : mode d’emploi posté par : Eden8 catégorie : Jardin pas trop secret
Hier à 22h40Ca vous dirait une partie de jambe en l’air à trois ? Ne m’dites pas le contraire, bande de p’tits canailloux ! Aujourd’hui le Huitième ciel d’Eden livre le mode d’emploi du fameux-tant espéré triolisme. Un gars, deux filles, mieux qu’à la télé. Pour l’instant vous êtes toute seule. Vous pratiquez votre art avec patience : bloguez, maniez la souris au lasso, améliorez votre coup de poignet s’il le faut (n’est-ce pas Zeus . Bon alors on commence la leçon. Première étape vous repérez un ravissant couple où la d’moizelle dit pas non aux autres demoiselles. Je vous vois venir « Ouinnnn, maîtresse, y en a des qui mentent ». A vous de vous démerder – en pédagogie ça s’appelle l’apprentissage de l’autonomie. Vous n’en êtes plus à votre premier billet, tétez plus votre hébergeur depuis un bail, vous allez voir ailleurs, pas vrai ? Lisez entre les lignes, faites lui cracher qu’en fait elle roule que pour son jules, pouah, le vilain. Vraiment les photos de leur blog sont canon (c'est ici?) et la belle a de petits seins, j’vous dis qu’ça. Deuxième étape (bande de veinards je vous fais un plan à quatre…parties) : le mailing. Assurez-vous que vous êtes sur la même longueur d’onde. Proposez d’abord une séance photo entre filles, c’est la même chose mais ça passe carrément mieux. Ils sont partant, tchatez sur Msn et assurez-vous d’avoir monsieur en pied (il existe, encore de nos jours, dans des contrées fort reculées, des belles qui vivent avec la Bête et, là, mieux vaudrait avoir rencontré Peau d’Ane). Quelques semaines plus tard - et des brouettes de coms - c’est la troisième étape (si vous stoppez à cette étape allez plutôt faire un blog de tricot c’est moins cher en lingerie et vous aurez plus chaud l’hiver). C’est l’heure du téléphone. Leur voix est chaude (pas trop quand même) tant mieux, c’est le moment de fixer un rendez-vous. Un seul. Parce que vous z’allez pas vous y prendre à trente six fois. Quatrième étape : Voilà vous êtes bien excités, dingue, en escaladant les marches de l’hôtel. En tête des règles de trois. Pas de doute ce sera bien le huitième ciel. Eden.PS. : Hey j’ vous vois venir les cocos vous vouliez que j’vous raconte MA partie de jambe en l’air avec Sextant et Sexline, z’avez pas lu qu’on était dans la catégorie « Jardin pas trop secret » là. Z’êtes encore fait avoir comme des bleus ! Mais j’suis pas méchante vous avez droit à une zolie photo que Sextant - le beau, le magnifique - a pris de moi le soir de notre rencontre. Et c’est ainsi qu’Andréa apprit qu’Eden avait baisé Sexline, que Sextant idem et vice et versa. Il en allait de même pour plein d’autres qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Ici on croquait la pomme sans être vu par Dieu. Qu’ils croyaient !
18/02/09 à 23h35
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On ne croirait pas, un soir, se retrouver dans une comédie romantique. Vous savez la scène où y a Cameron Diaz, Julia Roberts…dans la chambre et un type sur le canapé. La nuit à se demander ce que pense l’autre. Le type du canapé n’arrive pas à dormir parce qu’il bande (mais ça la caméra ne le montre pas). On est dans un gentil film, Brad Pitt n’ose pas se lever (non sans blague ?) ; la fille, elle, n’arrive pas à dormir parce qu’elle mouille une culotte qu’elle ne porte pas (mais ça les draps le cachent très très bien). Et cette putain d’porte qui s’ouvre pas. Le type dans le canapé c’était moi. Une journée, une soirée avec la brune qui m’a appris les femmes (et le ski ce jour là). Trop de premières fois en tête et sa voix de velours. La soirée un verre à la main, la journée des mots cochons à la bouche. Car le scénar et les dialogues sont plus excitants à Nice qu’à Hollywood (à moins que vous regardiez L World). Après avoir passé en revue sa sexualité, ses aventures, ses envies, écouté Tori Amos, Johnny Cash et Tom Waits avec une grande jeune femme, vous allez gentiment vous coucher n’est-ce pas ? Surtout si la jeune femme est en couple avec une femme. Dans le clic clac pensées vers elle, à sa bouche que je connais, à comment elle est coquine. Tu as bien dormi ? Tu t’es endormie vite ? Non, je n’arrivais pas à dormir. Dans le clic clac je glisse ma main là où ça fait du bien. Moi aussi j’ai eu du mal à m’endormir, je pensais à toi. Dans le clic clac je respire plus fort, j’abaisse une bretelle pour me caresser le sein. Est-ce que je devrais ouvrir cette porte ? J’avais envie de toi. Je me suis caressée en pensant à toi. Je me branle dans le clic clac, elle dans son lit. Entre le salon et la chambre le désir parcourt le sol, sans ouvrir la porte il trouve le chemin de son sexe, de ses mains, de ses cheveux. L’exaltation de ce désir remplace-t-elle le plaisir de la chair lorsqu’on a peur de blesser ? Finalement on se dit : ce n’est pas si romantique que ça. C’est humain. Sauf que je n’avais jamais trouvé une porte aussi sexy.
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Entrez dans mon antre, mes braves, perdez-vous s’il le faut. A moins que vous n’y trouviez des fables, des idées de films cochons, les prémisses de choses que nous n’avons pas encore faites, celles que nous menons crûment. D’aucun me disent charnelle, ils n’ont guère tort. De cette chair je ne sais ce que vais faire : des rencontres, des photos, des amitiés. Je prends tout. Et mon complice aussi.
Luna et M. C.
Sinon pour nous écrire c'est : sheena.ramones@laposte.net
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