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15/06/09 à 21h00
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La pierre a un cœur, des veines, ses faiblesses et ses lignes secrètes. Le poète le sait qui la caresse et la voit entière, nue et muette.
C’est d’abord un regard tactile, qui la fait naître tel le désir de ce jour de foule, de bruit, d’éclat et de soleil. Une façon d’éprouver le vide et le plein, la matière et l’espace. Douceur polie de la pierre, femme en marbre lézardé.
Effleurements, et mains dansantes, elle imagine. Elle devine sa façon, sa manière, ses gestes, sa main ferme et sensible. Elle sait ce regard fait de désir, de violence teintée d’infinie douceur.
Des formes il fait naître la beauté et l’harmonie. De sa sueur, il accouche la matière. Il l’arrache à son immobilité et révèle le vide tout autour. Il extirpe l’âme d’un bloc muet pour finir dans une caresse longue et précise. Il cherche sans se lasser. Il cherche un secret bien gardé, un désir à révéler.
Elle songe. Cheveux défaits immobile, le soir est tombé. La lune opaline dessine les contours de la chambre crépusculaire. Femme damnée, minérale, en bloc susurré, effleuré. Tentatrice démesurée, silène au ventre d’argile. Chimère ingénue, silhouette épurée.
Viens apprivoiser mes boucles châtaigne et ma bouche carmine Viens ourler le grain nacré de ma poitrine Viens me prendre et me pétrir Viens façonner mes hanches et mes fesses rondes. Viens te perdre dans mes fentes et mes replis, dans l’origine du monde… 
25/03/09 à 21h32
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Dernière petite touche avant de partir vers de sulfureux mystères, Mes bottines pour parcourir le monde, et le noir pour la clandestinité les jambes habillées de résilles, les chevilles enserrées prisonnières Me délivreras-tu tout à l'heure de toutes ces malignes frivolités ? La taille aussi qu'entortille le lacet savant de la guêpière Sauras-tu m'enlacer, me délacer ? Me délecter ? Démarche fluide vers toi, légère j'accours je trottine, je vole Sans un regard en arrière, je cours éphémère, amante frivole C'est ainsi que dans un souffle je t'apparais les cheveux défais A mes pieds fous ainsi lacés, tu tombes et te complais Délicat frôlement de ton souffle, ainsi prosterné un frisson le long de ma jambe subordonnée
Quoi c'est mon pied qui t'intéresse ? Mon talon d'Achille ta faiblesse ? Tu t'attardes et avec les dents me défais ôtés mes bottines complices de bien des forfaits Alors tu t'attarde , me goûte, me hume me mordille Tandis que las, ma fierté se consume, se fendille
Mes jambes longues qui s'ouvrent sous ton souffle T'aspirent vers le vertigineux gouffre Viens, je te supplies, monte encore, s'il te plais Viens et tu verras le secret que je te gardais Un peu plus haut encore, un dernier petit effort Délace moi, enlace moi et je te jetterai un sort...

17/03/09 à 18h03
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Il y a des choses inéluctables Des gestes, après l’attente. Ne pas résister Il y a des moments précis Impatients Des secondes qui s’affolent Une silhouette qui se découpe Dans une porte entr’ouverte… Il y a des frissons Comme des réminiscences Maintes et maintes fois renouvelées
Il y a des goûts chevillés Des goûts agenouillés Devant lui Il y a de grandes faims De loup Alléchés Et des étreintes voluptueuses Et licencieuses Il y a l’impertinence Un brin de perversité Et de pudeur… Il y a le souffle qui s’emballe Les peaux qui s’émeuvent Sa voie rauque Mes cris Et sa queue.
11/03/09 à 21h12
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"Le désir est contagieux lorsqu'il est passionnel"
04/03/09 à 11h05
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"La vie du désir n'a aucune raison de vieillir" Philippe Sollers
20/02/09 à 19h00
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« Encore deux minutes de douceur et je te baise, comme tu aimes… Promis »
Ces quelques mots déferlent de mon esprit à mon corps et m’enchaînent sans rémission à la volupté qui m’attend. Me savoir à ta merci, sans défense m’affole. Face à face, dans ton immobilité je m’emballe, dans ton regard je vacille… L’attente s’égrène en délicieux et cruels frissons. Suspendue à ta volonté, à ton désir, à ton souffle. Concentrée sur le temps, sur ton sexe en moi, sur tes yeux ta voix. Abandonnant toute réserve, sans bouger je me laisse envahir par la brûlure, qui part de ta queue, presque lancinante à force d’immobilité, qui oscille, se propage et me terrasse une nouvelle fois. Encore recluse en mon propre corps je me retrouve amollie et pourtant cul tendu langoureusement offert à vos vices et sévices…
Je me cambre encore davantage, ouverte autant que je peux l’être sous votre regard impénétrable mais vissé en mon intimité, laquelle vacante et suintante attend d’être remplie à nouveau… Je sais qu’ainsi je m’expose à d’autres turpitudes et le moment qui précède votre intromission entre mes reins enflamme tous mes sens impatients. J’espère autant que je redoute votre verge vaillante et volontaire s’insinuant entre mes fesses. Mais pour l’instant vous vous contentez de pétrir mes rondeurs, d’enfouir puis d’exhiber mes béances. Vos doigts se font plus précis. Obscènes ils aiguillonnent mon anus, le pénètrent, le façonnent. Assiégée, éperonnée, enchaînée au désir, soumise à vos caprices, je demande grâce ! « Prends moi ! Encule moi !» Alors, je sens votre bite qui lentement, doucement mais irrésistiblement fraye son chemin. Elle n’en finit plus de m’écarter et de me fendre, de s’introduire et de me transpercer. Immobile d’abord c’est moi qui entame le mouvement le long du vit enserré. C’est insupportable de volupté. Clouée à vous, entièrement centrée sur votre axe robuste et tendre, la belle mécanique s’emballe. Vous me saisissez alors par les hanches et imprimez votre mouvement, votre violence en me susurrant des mots crus auxquels je réponds par un long cri…(Il y aurait bien une suite mais je crois que c’est suffisant ! )
02/12/08 à 18h40
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Vous me promettez de bien me baiser encore, encore quelques minutes suaves à sentir le reflux de la jouissance qui s’évanouit et les flux et du désir qui remonte. « Encore deux minutes de douceur et je te baise, comme tu aimes... Promis »
Ces quelques mots déferlent de mon esprit à mon corps et m’enchaînent sans rémission à la volupté qui m’attend. Me savoir à ta merci, sans défense m’affole. Face à face, dans ton immobilité je m’emballe, dans ton regard je vacille…
L’attente s’égrène en délicieux et cruels frissons. Suspendue à ta volonté, à ton désir, à ton souffle. Concentrée sur le temps, sur ton sexe en moi, sur tes yeux ta voix.
Abandonnant toute réserve, sans bouger je me laisse envahir par la brulure, qui part de ta queue presque lancinante à force d’immobilité et qui oscille, se propage et me terrasse une nouvelle fois.
Encore recluse en mon propre corps je me retrouve amollie et pourtant cul tendu langoureusement offert à vos vices et sévices…A suivre (peut être)...
25/11/08 à 21h17
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 Un bref sms, à votre habitude. Un peu laconique tel hôtel, telle heure telle chambre. Je ne réponds pas. A mon habitude j’y serai…
Je ne peux vous résister et quand je m’échappe vous savez me convaincre de revenir. Toujours. Mais vous ne me résistez pas non plus. Je lis votre désir. Votre impatience comme la première fois où vous m’avez prise. Où je me suis soumise n’écoutant plus rien que mon ventre avide, le désir sauvage coulant entre mes jambes. Pure baise, pure folie et récidive.
Vous me baisez, je vous défie et je ne veux être que celle là. Cette salope qui en se donnant éperdument ne vous donne rien. Rien que cet instant capiteux de sueurs mêlées dans un combat perdu d’avance. Vos bras m’enserrent me retiennent, vainement. Tentative échouée. Inlassablement, brusquement vous revenez à l’assaut cherchant l’abandon. Vous l’obtenez, je cède à cette fulgurance, dans un sanglot de joie. La douceur succède, la lenteur de vos mouvements, les mots susurrés. Oui c’est vrai, j’aime quand tu me remplies, j’aime ta queue partout, oui oui oui. Vous me promettez de bien me baiser encore, encore quelques minutes suaves à sentir le reflux de la jouissance qui s’évanouit et les flux et du désir qui remonte. «Encore deux minutes de douceur et je te baise, comme tu aimes, promis » A suivre...
11/11/08 à 21h19
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 Dans mon fleuve intranquille dort le Drac, serpent farfadet qui se transforme en beau jeune homme pour séduire et emporter les jeunes filles innocentes…
Innocente, bien heureusement je ne le suis plus et c’est le pas hardi que je franchis une nouvelle fois le pont. Je viens croquer la pomme, enfin l’arbre entier. Le feuillage bruissant, la lune opale, tout l’univers, en rondeur et dans un rire. Tu m’attends à cette table qui surplombe le fleuve. Tu es avec ton ami, et moi doucement je pénètre dans votre univers…Dans votre démesure.
Reflets dans l’eau, du soleil, qui dans un dernier clin d’œil brulant nous sourit. Connivence nous liant dans un battement d’ailes, dans un battement de cils. Douceur d’un soir d’été. La nuit est à nous.
L’ami nous laisse, face à face, face au fleuve. Confidences et chuchotements vite emportés au loin vers la mer, rien n’est grave. Il faut reconstruire inlassablement et entretenir la cohérence, le sens. Que l’esquisse devienne une œuvre intime dans une conscience réflexive…. Bref on s’en fout ! Le lecteur s’en fout !
Le désir est tapis là… Si si, il est là sur cette péniche, il est pudique, il attend son heure ! D’abord se retrouver, chuchoter, chalouper, dériver…
Enfin nos pas sur la rive, notre fuite incertaine. S’éloigner du cœur de la ville, s’échapper en gardant le cap, en suivant l’onde pailletée. Nuit et herbes, folies de vert et d'eau. Feuillage bruissant, palpitation. L’origine du monde, là rien que pour toi. Regarde moi à foison, palpe, chiffonne, lutine moi. Doigts et langue par petites touches impressionniste. Jardin d’été. Menthe fraiche sur la langue. A moi de t’enserrer, de m’agripper de m’engorger, bien au fond. Plus rien n’existe alors que le désir. Le désir bruissant, dans le ciel autour. Le désir gonflé palpitant dans ma main dans ma gorge. Le désir enfourné dans mon ventre. Brulure. Encore, encore ENCORE ….S’il te plait encore !
Ton vol est annoncé. Quand nous reverrons nous ?
15/10/08 à 13h35
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Souvenir d'une soirée d'été entre amis... L'orage gronde dehors... coupure d'électricité... Douceur d'un soir obscur et étrangement calme. Bien à l'abri. Les esprits vacillent à la lueur des bougies. les contours se diluent, les frontières s'amenuisent... Alors, je me mets à nu Et je pose devant eux, dans le silence. Le désir affleure en interstice puis vite se rhabille... Pourtant je sens l'étincelle désormais ravivée. Dans l'attente d'un souffle de folie, d'un soupçon de légèreté...
04/10/08 à 13h37
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24/09/08 à 15h10
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10/09/08 à 21h40
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Ce matin là dans la langueur, les volets mi-clos, paupières fermées, la chaleur se propage. Douceur orangée de mes nuits fugaces. Moiteur de l’instant. Un rayon enfante le jour Et les souvenirs pêle-mêle, s’enhardissent en lisière, à l’envers de nos nuits. La brûlure se propage dardée en rayon. Prolonger la nuit, de tes dernières caresses en murmure. Après la tempête. Et remonter encore un peu le temps, enrobée de soleil. Sous lui. Sous toi. Assauts virulents en empreinte, en tatouage. Nos sexes emmêlés avides. Mes souvenirs frissonnes et s’enhardissent. Alors, je m’abandonne, comme pleine encore de toi. Harponnée, plantée là, rendue folle. Cul tendu, hameçonnée. De mes chairs vénéneuses je te retiens, t’attire. Instant immobile, corps alangui, et la fureur dessous. Et là un baiser papillon m’effleure en interstice. S’envole en songe. S’immisce et glisse, s’entortille aux derniers limbes de mon sommeil. S’énamoure dans mon horizon… Mon amour…
06/09/08 à 19h43
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Imaginé par Amanaga d'après le récit "attrape moi si tu veux" *
01/09/08 à 18h58
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 Nous reprenons la travée centrale, l’air de rien ignorant l’incongruité de deux joggers dans ce lieu sacré. Clignements d’yeux nous voici dehors encore frémissants. Vite nous reprenons notre course et retrouvons l’obscurité propice à notre ferveur dans une petite forêt à l’orée du village. Prête à tout ! Même à me faire dévorer par le grand méchant loup ! Agenouillée je me pourlèche les babines car je l’ai attrapé, rattrapé et par la queue ! MIAM, je n’en fait qu’une bouchée et c’est moi qui le dévore encore et encore. Et encore, lui allongé sur un lit de feuilles, et moi assise, vissée sur lui. Mais le loup n’a pas dit son dernier mot et il bascule le chaperon concupiscent contre l’arbre rédempteur.
Bonté divine que c’est bon ! Encore j’en veux encore et surtout ne pas crier lorsque sur la route à quelques mètres d’innocents promeneurs s’ébaudissent devant la beauté de dame nature. La pluie s’invite aussi à la fête, et cela décuple nos ardeurs. Sueurs et pluie mêlées, odeurs de sous-bois animales, épinglée à son désir je m’offre toute. Inconsidérément. Immodérément. Volupté suprême de ce don d’absolue impudeur. Alors je demande grâce ! NB : le loup de nos jours est toujours muni d'un tel portable option photos !!
30/08/08 à 17h59
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Inspiré par mes confessions... La suite bientôt...
27/08/08 à 21h44
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C’est l’été. Les cris des enfants résonnent dans la grande maison. Portes et fenêtres ouvertes. Maison d’enfance, maison d’amis, replis familiers, cachettes secrètes, sous sols et combles.
Logis familier pour eux, demeure accueillante pour nous. Un été, une semaine, les rires imprégnés dans les murs, les secrets bien à l’abris. Parties de cache-cache.
Il pleut dehors. Les reliefs du petit déj' fastueux jonchent la grande table familiale. Relent d’enfance tartines englouties, lait chocolaté encore fumant. Le ciel tonne, les cris des enfants résonnent. Sur la pallier j’hésite. Mais la pluie est douce, à peine bruissante et quitter le nid douillet c’est l’assurance de le retrouver encore plus aimable au retour.
Et puis comment refuser l’invitation à l’échappée ? S’extraire de la torpeur et plonger dans son regard d’acier bleu. Il m’attend en short, j’ai mis mon jogging. ALLONS Y !
Par petites foulées je le suis, fin et musclé. Peu habituée à cet exercice je m’imagine déjà écarlate. Puis, c’est lui qui me suit, je sens son regard sur mes fesses outrageusement moulées dans mon pantalon ! Même le string n’avait trouvé grâce aux yeux du jogging et c’est quasi nue que je m’expose.
Rien ne nous arrête, nous poursuivons notre course. Je trouve même des ressources insoupçonnées, muscles apaisés, légers.
La boucle est presque bouclée, encore le village à traverser avant de retrouver le foyer, femme, mari et enfants. Mais QUOI ? Continuer tambour battant et ignorer ce village charmant alors que la pluie s’est arrêtée ? Nos foulées s’amenuisent.
Soudaine envie d’entrer dans la petit église, bienveillante et protectrice, embrassant de son clocher modeste les maison resserrées autour, comme au centre de tout. Nous y pénétrons, mouillés soufflant chuchotant et tout estourbis. Nous sommes seuls.
Près de l’autel je ne peux m’empêcher d’évoquer mon fantasme, sacrifiée consentante me prêtant aux rites les plus licencieux… J’avoue, tout. Il m’entraîne alors vers le confessionnal. Comment obtenir l’absolution alors que de ses doigts il mesure déjà l’égarement de mon âme ? Laquelle est pour l’heure lovée bien plus bas et détrempe irrémédiablement mon jogging ! Dans cet état, c’est dans un soupir que je consens à toute pénitence qu’il voudrait bien m’infliger, jugeant déjà de ma main l’inspiration divine. Malheureusement à peine entamé, le chemin vers la miséricorde est interrompu par l’entrée inopinée de la bonne du curé ! A suivre !
24/07/08 à 14h27
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Milan Kundera dans son roman «L’insoutenable légèreté de l’être » a distingué deux catégories de « collectionneurs » de manière assez juste il me semble… Voici à peu près ce qu’il en dit :
« Les hommes qui poursuivent une multitude de femmes peuvent aisément se répartir en deux catégories. Les uns cherchent chez toutes les femmes leur propre rêve, leur idée subjective de la femme. Les autres sont mus par le désir de s’emparer de l’infinie diversité du monde féminin objectif. L’obsession des premiers est une obsession romantique (…) » Du fait que l’idéal, n’est jamais possible à trouver ils sont donc continuellement déçus. L’autre obsession est une obsession libertine, et les femmes n’y voient rien d’émouvant car l’homme ne projette pas sur les femmes d’idéal subjectif, tout l’intéresse et rien ne peut le décevoir. « Et précisément cette inaptitude à la déception a en soi quelque chose de scandaleux. Aux yeux du monde, l’obsession du baiseur libertin est sans rémission (parce qu’il n’est pas rachetée par la déception) » Ainsi Tomas le héros du roman est jeté à la poursuite des femmes non pas par le désir de volupté (la volupté venant pour ainsi dire en prime) mais par le désir de s’emparer du monde, de s’emparer du mystère du moi féminin. Tomas est obsédé par le désir de découvrir ce que chacune de ses conquêtes a d’inimaginable, par « ce millionième de dissemblable qui distingue une femme des autres ».
Et qu'en est-il des femmes m'a demandé un ami ? Que recherchent-elles ? que poursuivent-elles ?
Assurément c'est autre chose qui se joue...
Introspection à la fenêtre...

11/06/08 à 16h45
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Je suis là, tout au bord de toi, les yeux perdus dans l’instant. Pur abandon entre le pour soi et le goût de l’autre. Mes doigts s’égarent et trouvent ton chemin et la source de ta bouche. Main fouineuse, curieuse, puis douce sur ton mat. Ta tendre force qui me fait vaciller. Mon corps qui s’ouvre en deux et qui te mange des deux côtés. Eperdue, lents mouvements onctueux de ma bouche à ta queue, de tes lèvres à mon con… Souffle d’Eden
31/05/08 à 18h17
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Aube incertaine à la fenêtre. Qui voyez-vous, Que voyez vous ? Un cul me direz vous ! Quoi d’autre ? Un instant figé, une image Une par(i)ade, un plumage… Affublé parfois d’un ramage léger Et d’insouciante futilité. Quelle image pour quelle réalité ? Quelle vérité sous le grimage ? Regardez moi, telle que vous me voulez Saisissez moi, fantasmez-moi Un cul rien qu’un cul Mais sur la toile tendu… Sur l’envers de l’écran, A contre-jour de la vie.
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