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entry 02/12/08 à 18h40
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Vous me promettez de bien me baiser encore, encore quelques minutes suaves à sentir le reflux de la jouissance qui s’évanouit et les flux et du désir qui remonte. « Encore deux minutes de douceur et je te baise, comme tu aimes... Promis »

Ces quelques mots déferlent de mon esprit à mon corps et m’enchaînent sans rémission à la volupté qui m’attend. Me savoir à ta merci, sans défense m’affole. Face à face, dans ton immobilité je m’emballe, dans ton regard je vacille…

L’attente s’égrène en délicieux et cruels frissons. Suspendue à ta volonté, à ton désir, à ton souffle. Concentrée sur le temps, sur ton sexe en moi, sur tes yeux ta voix.

Abandonnant toute réserve, sans bouger je me laisse envahir par la brulure, qui part de ta queue presque lancinante à force d’immobilité et qui oscille, se propage et me terrasse une nouvelle fois.

Encore recluse en mon propre corps je me retrouve amollie et pourtant cul tendu langoureusement offert à vos vices et sévices…


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A suivre (peut être)...

entry 25/11/08 à 21h17
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Un bref sms, à votre habitude. Un peu laconique tel hôtel, telle heure telle chambre.
Je ne réponds pas. A mon habitude j’y serai…

Je ne peux vous résister et quand je m’échappe vous savez me convaincre de revenir. Toujours.
Mais vous ne me résistez pas non plus. Je lis votre désir. Votre impatience comme la première fois où vous m’avez prise. Où je me suis soumise n’écoutant plus rien que mon ventre avide, le désir sauvage coulant entre mes jambes. Pure baise, pure folie et récidive.

Vous me baisez, je vous défie et je ne veux être que celle là. Cette salope qui en se donnant éperdument ne vous donne rien. Rien que cet instant capiteux de sueurs mêlées dans un combat perdu d’avance. Vos bras m’enserrent me retiennent, vainement. Tentative échouée. Inlassablement, brusquement vous revenez à l’assaut cherchant l’abandon. Vous l’obtenez, je cède à cette fulgurance, dans un sanglot de joie. La douceur succède, la lenteur de vos mouvements, les mots susurrés. Oui c’est vrai, j’aime quand tu me remplies, j’aime ta queue partout, oui oui oui. Vous me promettez de bien me baiser encore, encore quelques minutes suaves à sentir le reflux de la jouissance qui s’évanouit et les flux et du désir qui remonte. «Encore deux minutes de douceur et je te baise, comme tu aimes, promis »


A suivre...


entry 11/11/08 à 21h19
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Dans mon fleuve intranquille dort le Drac, serpent farfadet qui se transforme en beau jeune homme pour séduire et emporter les jeunes filles innocentes…

Innocente, bien heureusement je ne le suis plus et c’est le pas hardi que je franchis une nouvelle fois le pont. Je viens croquer la pomme, enfin l’arbre entier. Le feuillage bruissant, la lune opale, tout l’univers, en rondeur et dans un rire. Tu m’attends à cette table qui surplombe le fleuve. Tu es avec ton ami, et moi doucement je pénètre dans votre univers…Dans votre démesure.

Reflets dans l’eau, du soleil, qui dans un dernier clin d’œil brulant nous sourit.
Connivence nous liant dans un battement d’ailes, dans un battement de cils. Douceur d’un soir d’été. La nuit est à nous.

L’ami nous laisse, face à face, face au fleuve. Confidences et chuchotements vite emportés au loin vers la mer, rien n’est grave. Il faut reconstruire inlassablement et entretenir la cohérence, le sens. Que l’esquisse devienne une œuvre intime dans une conscience réflexive…. Bref on s’en fout ! Le lecteur s’en fout !

Le désir est tapis là… Si si, il est là sur cette péniche, il est pudique, il attend son heure ! D’abord se retrouver, chuchoter, chalouper, dériver…

Enfin nos pas sur la rive, notre fuite incertaine. S’éloigner du cœur de la ville, s’échapper en gardant le cap, en suivant l’onde pailletée. Nuit et herbes, folies de vert et d'eau. Feuillage bruissant, palpitation. L’origine du monde, là rien que pour toi. Regarde moi à foison, palpe, chiffonne, lutine moi. Doigts et langue par petites touches impressionniste. Jardin d’été. Menthe fraiche sur la langue. A moi de t’enserrer, de m’agripper de m’engorger, bien au fond. Plus rien n’existe alors que le désir. Le désir bruissant, dans le ciel autour. Le désir gonflé palpitant dans ma main dans ma gorge. Le désir enfourné dans mon ventre. Brulure. Encore, encore ENCORE ….S’il te plait encore !

Ton vol est annoncé. Quand nous reverrons nous ?



entry 15/10/08 à 13h35

Souvenir d'une soirée d'été entre amis...
L'orage gronde dehors... coupure d'électricité...
Douceur d'un soir obscur et étrangement calme.
Bien à l'abri.
Les esprits vacillent à la lueur des bougies.
les contours se diluent, les frontières s'amenuisent...

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Alors, je me mets à nu
Et je pose devant eux, dans le silence.
Le désir affleure en interstice puis vite se rhabille...

Pourtant je sens l'étincelle désormais ravivée.
Dans l'attente d'un souffle de folie,
d'un soupçon de légèreté...





entry 10/09/08 à 21h40
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Ce matin là dans la langueur, les volets mi-clos, paupières fermées, la chaleur se propage.
Douceur orangée de mes nuits fugaces. Moiteur de l’instant.
Un rayon enfante le jour
Et les souvenirs pêle-mêle, s’enhardissent en lisière, à l’envers de nos nuits.
La brûlure se propage dardée en rayon.
Prolonger la nuit, de tes dernières caresses en murmure.
Après la tempête.
Et remonter encore un peu le temps, enrobée de soleil. Sous lui.
Sous toi.
Assauts virulents en empreinte, en tatouage.
Nos sexes emmêlés avides.
Mes souvenirs frissonnes et s’enhardissent.
Alors, je m’abandonne, comme pleine encore de toi.
Harponnée, plantée là, rendue folle. Cul tendu, hameçonnée.
De mes chairs vénéneuses je te retiens, t’attire.
Instant immobile, corps alangui, et la fureur dessous.
Et là un baiser papillon m’effleure en interstice. S’envole en songe.
S’immisce et glisse, s’entortille aux derniers limbes de mon sommeil.
S’énamoure dans mon horizon… Mon amour…

entry 06/09/08 à 19h43
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Imaginé par Amanaga d'après le récit "attrape moi si tu veux"
*


entry 01/09/08 à 18h58
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Nous reprenons la travée centrale, l’air de rien ignorant l’incongruité de deux joggers dans ce lieu sacré. Clignements d’yeux nous voici dehors encore frémissants.
Vite nous reprenons notre course et retrouvons l’obscurité propice à notre ferveur dans une petite forêt à l’orée du village. Prête à tout ! Même à me faire dévorer par le grand méchant loup ! Agenouillée je me pourlèche les babines car je l’ai attrapé, rattrapé et par la queue ! MIAM, je n’en fait qu’une bouchée et c’est moi qui le dévore encore et encore. Et encore, lui allongé sur un lit de feuilles, et moi assise, vissée sur lui. Mais le loup n’a pas dit son dernier mot et il bascule le chaperon concupiscent contre l’arbre rédempteur.

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Bonté divine que c’est bon ! Encore j’en veux encore et surtout ne pas crier lorsque sur la route à quelques mètres d’innocents promeneurs s’ébaudissent devant la beauté de dame nature. La pluie s’invite aussi à la fête, et cela décuple nos ardeurs. Sueurs et pluie mêlées, odeurs de sous-bois animales, épinglée à son désir je m’offre toute. Inconsidérément. Immodérément. Volupté suprême de ce don d’absolue impudeur. Alors je demande grâce !


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NB : le loup de nos jours est toujours muni d'un tel portable option photos !!



entry 30/08/08 à 17h59
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Inspiré par mes confessions...
La suite bientôt...

entry 27/08/08 à 21h44

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C’est l’été. Les cris des enfants résonnent dans la grande maison. Portes et fenêtres ouvertes. Maison d’enfance, maison d’amis, replis familiers, cachettes secrètes, sous sols et combles.

Logis familier pour eux, demeure accueillante pour nous.
Un été, une semaine, les rires imprégnés dans les murs, les secrets bien à l’abris. Parties de cache-cache.

Il pleut dehors. Les reliefs du petit déj' fastueux jonchent la grande table familiale. Relent d’enfance tartines englouties, lait chocolaté encore fumant. Le ciel tonne, les cris des enfants résonnent.
Sur la pallier j’hésite. Mais la pluie est douce, à peine bruissante et quitter le nid douillet c’est l’assurance de le retrouver encore plus aimable au retour.

Et puis comment refuser l’invitation à l’échappée ? S’extraire de la torpeur et plonger dans son regard d’acier bleu. Il m’attend en short, j’ai mis mon jogging. ALLONS Y !

Par petites foulées je le suis, fin et musclé. Peu habituée à cet exercice je m’imagine déjà écarlate. Puis, c’est lui qui me suit, je sens son regard sur mes fesses outrageusement moulées dans mon pantalon ! Même le string n’avait trouvé grâce aux yeux du jogging et c’est quasi nue que je m’expose.

Rien ne nous arrête, nous poursuivons notre course. Je trouve même des ressources insoupçonnées, muscles apaisés, légers.

La boucle est presque bouclée, encore le village à traverser avant de retrouver le foyer, femme, mari et enfants. Mais QUOI ? Continuer tambour battant et ignorer ce village charmant alors que la pluie s’est arrêtée ? Nos foulées s’amenuisent.

Soudaine envie d’entrer dans la petit église, bienveillante et protectrice, embrassant de son clocher modeste les maison resserrées autour, comme au centre de tout. Nous y pénétrons, mouillés soufflant chuchotant et tout estourbis. Nous sommes seuls.

Près de l’autel je ne peux m’empêcher d’évoquer mon fantasme, sacrifiée consentante me prêtant aux rites les plus licencieux… J’avoue, tout. Il m’entraîne alors vers le confessionnal. Comment obtenir l’absolution alors que de ses doigts il mesure déjà l’égarement de mon âme ? Laquelle est pour l’heure lovée bien plus bas et détrempe irrémédiablement mon jogging ! Dans cet état, c’est dans un soupir que je consens à toute pénitence qu’il voudrait bien m’infliger, jugeant déjà de ma main l’inspiration divine. Malheureusement à peine entamé, le chemin vers la miséricorde est interrompu par l’entrée inopinée de la bonne du curé !


A suivre !


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entry 24/07/08 à 14h27

Milan Kundera dans son roman «L’insoutenable légèreté de l’être » a distingué deux catégories de « collectionneurs » de manière assez juste il me semble…
Voici à peu près ce qu’il en dit :


« Les hommes qui poursuivent une multitude de femmes peuvent aisément se répartir en deux catégories. Les uns cherchent chez toutes les femmes leur propre rêve, leur idée subjective de la femme. Les autres sont mus par le désir de s’emparer de l’infinie diversité du monde féminin objectif. L’obsession des premiers est une obsession romantique (…) »
Du fait que l’idéal, n’est jamais possible à trouver ils sont donc continuellement déçus. L’autre obsession est une obsession libertine, et les femmes n’y voient rien d’émouvant car l’homme ne projette pas sur les femmes d’idéal subjectif, tout l’intéresse et rien ne peut le décevoir. « Et précisément cette inaptitude à la déception a en soi quelque chose de scandaleux. Aux yeux du monde, l’obsession du baiseur libertin est sans rémission (parce qu’il n’est pas rachetée par la déception) »
Ainsi Tomas le héros du roman est jeté à la poursuite des femmes non pas par le désir de volupté (la volupté venant pour ainsi dire en prime) mais par le désir de s’emparer du monde, de s’emparer du mystère du moi féminin. Tomas est obsédé par le désir de découvrir ce que chacune de ses conquêtes a d’inimaginable, par « ce millionième de dissemblable qui distingue une femme des autres ».

Et qu'en est-il des femmes m'a demandé un ami ?
Que recherchent-elles ? que poursuivent-elles ?

Assurément c'est autre chose qui se joue...

Introspection à la fenêtre...



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entry 11/06/08 à 16h45
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Je suis là, tout au bord de toi, les yeux perdus dans l’instant.
Pur abandon entre le pour soi et le goût de l’autre.
Mes doigts s’égarent et trouvent ton chemin et la source de ta bouche.
Main fouineuse, curieuse, puis douce sur ton mat. Ta tendre force qui me fait vaciller.
Mon corps qui s’ouvre en deux et qui te mange des deux côtés.
Eperdue, lents mouvements onctueux de ma bouche à ta queue,
de tes lèvres à mon con…
Souffle d’Eden


entry 31/05/08 à 18h17
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Aube incertaine à la fenêtre.
Qui voyez-vous, Que voyez vous ?
Un cul me direz vous !
Quoi d’autre ?
Un instant figé, une image
Une par(i)ade, un plumage…
Affublé parfois d’un ramage léger
Et d’insouciante futilité.
Quelle image pour quelle réalité ?
Quelle vérité sous le grimage ?
Regardez moi, telle que vous me voulez
Saisissez moi, fantasmez-moi
Un cul rien qu’un cul
Mais sur la toile tendu…
Sur l’envers de l’écran,
A contre-jour de la vie.



entry 28/02/08 à 15h41
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Léchée par la flamme dansante, indolente je m'évade.
Les reflets de l'âtre ambrent ma peau et forment un doux halo protecteur.

Plus rien n'existe hormis les crépitement qui déchirent la torpeur. Alourdie de chaleur je rejoins l'autre rive. Alanguie de désir mes doigts traquent mes pensées, longent mon ventre, s'attardent, s'enhardissent.

Étrange voyage que celui entre soi, concentrée sur son propre écho, miroir inversé, en creux, en suspend. Mémoire du corps qui ondule sous la danse des doigts. Stigmates de tant de mains, fermes ou caressantes, timides ou vicieuses, passionnées ou distraites, curieuses ou érudites.

Pulpe de mes doigts sur le moelleux de mes replis carmins. Rougeoiement du feu, chaleur dans mon ventre. Paupières fermées sur quelques secrets j'invoque les esprits de ceux qui m'ont pétrie de leurs mains. J'invoque leurs sexes conquérants. Lequel me baisera ce soir sans le savoir ? Lesquels me rendront folle, me soumettront ? L'image se fond, les sourires se déforment, les visages s'estompent...Incarnation diabolique du mâle érigée en une longue queue insolente... et narquoise qui tourne, papillonne, qui m'affole juste au bord... Je coule, je m'ouvre, rien n'y fait... Emplis moi, soulage moi...Alors c'est le plaisir qui m'emplit et bat longtemps dans mon ventre chaud et
coulant.



Puis tout s'évanouit.
Dans la pièce rien n'a changé. Ou alors quelque chose d'imperceptible... Est-ce une souffle qui a attisé le feu ? Et quelles sont ces ombres qui dansent dans la fournaise de la pièce silencieuse ?


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entry 28/01/08 à 21h04
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Ce rouge qui m'emprisonne
Dans tes yeux miroitants
Le pourpre de ton coeur qui résonne
à mon corps languissant

Mes courbes que tu façonnes
De tes désirs frémissants
qui palpitent, légères et friponnes
rougeoient en toi infiniment


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entry 22/01/08 à 16h01
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"Je suis à la roulette de mon corps et je joue sur le rouge.
Tout me distrait indéfiniment sauf de ma distraction même."


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entry 15/01/08 à 15h47
Aile et Jan
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Fragile
Aile qui l'envole
le doux géant rendu fou
supplice de son regard d'eau
l'eau delà, d'ici, d'ailleurs
et pourquoi pas ?

Légère
Une abeille qui virevolte
Saveur de miel à butiner
Elle goute impudente
et curieuse de tout

Gracile
Il l'a guide délicieuse
de tout son désir de géant fou
et doux aussi
Ils tanguent infiniment

Audacieuse

quand il faut, elle sait
et quand les mots s'embrasent
c'est elle qui lui apprends
alors il l'écoute

Exquise

aux suppliques ardentes
tant de possibles
de sentier en chemins
vent d'aile en elle
souffle d'éternels printemps.

entry 26/12/07 à 17h53
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Pourtant il nous fallut bien reprendre nos esprits mais comme c'était pour rejoindre l'éden délicieux du regard mutin de Laure la tâche était plus aisée ! D'humeur joyeuse c'est tous trois enlacés que nous rejoignîmes leur véhicule. Laure prit le volant, nous laissant à l'arrière, heureux de poursuivre nos ébats ponctués de l'éclat vert malicieux et de la voix chantante de notre conductrice.

Arrivés enfin dans la chambre de l'hôtel, le désir l'emporta sur la conversation et en un instant les tissus devenus superflus furent ôtés. Emmêlés nos souffles, nos mains, et nos corps dans la pénombre douce de cette chambre. Attisées nos envies dans ce frisson qui précède l'irrémédiable, quand tout bascule. C'est à cet instant que sous mon regard il l'attira vers lui. Elle se pencha alors en m'enlaçant tandis que derrière elle, il la pénétrait doucement. J'oscillais aux rythmes de leurs conjonction, comme si les coups de plus en plus puissants m'étaient portés. Alors jambes tremblantes je glissais et me plaçais accroupie sous eux, adossée au lit. Avec ma langue avec mes doigts je me trouvais dans le vif du sujet et me sentais comme pénétrée de leurs flux et reflux. Et jusqu'au dernier soupir je vibrais à l'unisson, je jouissais de leur orgasme.

Après c'est la douceur, entre femmes. Autres paysages, à la fois familiers et fascinants. Courbes onctueuses, creux féconds, finesse exquise et rondeurs infinies. C'est un voyage, un pèlerinage entre soi, comme un secret, une confidence. Un chuchotement recouvert par le regard de l'homme. Et encore une fois tout s'accélère, à force de caresses les sens sont à vif. Le vide se fait sentir dans les ventres, et c'est sa main qui vient nous remplir. Une main pour chacune des deux diablesses qui s'offrent, qui se donnent et s'ouvrent devant lui, sur le ventre, fesses relevées. Nous ondulons en chœur sous les caresses, longtemps... Deux mains mais une seule verge ! Cette fois-ci elle sera pour moi ! Je veux jouir encore une fois mais je le veux en moi. Bonheur de cette intrusion virile, accompagnée de la douceur de Laure comme un don, une offrande, le vrai cadeau de cette nuit là...

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entry 20/12/07 à 19h09
Rendez-vous était donné pour le soir même. Elle m'avait rappelée me confirmant son idée et j'avais acceptée avec une légère appréhension mais qui laissait place petit à petit à une fébrilité exquise.

Il me restait peu de temps pour me préparer. Pas simple de s'envisager en cadeau d'anniversaire.
Même si c'est l'intention qui compte, je préférais toutefois être une belle surprise. Après une douche bienfaisante j'optais pour des bas à larges dentelles, une jupe assez classique longue et noire mais largement fendue sur le côté. Un bustier découvrant mes épaules complétait la tenue. J'enfilais le tout à même ma peau, et décidait de rester nue en évitant ainsi le choix difficile des dessous !
Alors que j'attachais la bride de mes talons hauts, Jan qui venait de rentrer prit quelques clichés, et avec un sourire me laissa partir dans la nuit froide de ce mois d'octobre.

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Une demi heure après j'étais à l'adresse indiquée et je m'avançais seule vers leur chambre d'hôtel.
Nous décidâmes d'aller au restaurant avec leur véhicule. Avec plaisir je retrouvais à leur côté la belle complicité déjà vécue quelques jours auparavant lorsqu'avec Jan nous les avions rencontrés pour la première fois. Au restaurant anecdotes, sous-entendus et rires agrémentaient agréablement les plats copieux. Le vin échauffait les esprits et les sens. Je frémissais sous la main de Vincent qui parfois venait frôler à la lisière des bas ma peau sensible tandis que je m'abimais dans le regard vert de Laure. Je m'étais exposée il est vrai à cette douce conquête en leur évoquant l'absence de sous vêtements.

A la fin du repas je m'éclipsais vers les toilettes suivie très vite par Vincent. La porte à peine refermée derrière nous, nos bouches se rejoignaient dans un long baiser impétueux. Plaquée contre le mur, le le laissai lentement soulever ma jupe et me fouiller de ses doigts tandis que nos souffles s'accéléraient. Tout à fait soumise à son désir et enchainée à mes sens, je ne souhaitais que m'ouvrir d'avantage en méprisant la menace éventuelle de l'irruption d'un client dans la pièce. Il glissa alors contre moi pour s'accroupir et dévorer ma chatte comme un fruit mûr prêt à tomber. Je ruisselais sous son emprise et je frôlais l'abîme plusieurs fois à demi-inconsciente...


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