Réservé à un public adulte
Lisez les textes de cette colonne
Au fur et à mesure de l'évolution du Journal, nous avons tenté de l'introduire et de le présenter conformément à notre état d'esprit du moment. Ci-dessous, donc, ces différentes étapes qui s'ajoutent les unes aux autres plus qu'elles ne se remplacent.
Table des catégories du blog
Le troisième chapitre est un non-chapitre. Il ne correspond à rien de ce que nous avons essayé d'énoncer à son propos dans Épilogue du deuxième chapitre et dans Prolégomènes à un troisième chapitre. Il s'intitule Après l'exhibition pour des raisons qui sont ici exposées un peu plus en détail. Il pourrait tout aussi bien appartenir à la catégorie Le silence. Il sera du reste probablement peu bavard.10 février 2008
L'épilogue du deuxième chapitre
Cet épilogue devrait constituer la fin du blog, le troisième chapitre ayant à nos yeux vocation à se développer ailleurs. Épiloguer nous sert d'une part à évoquer ou à esquisser, de loin en loin et pour nous-mêmes, les directions que pourra prendre par la suite l'exhibition, d'autre part à dresser sans rigueur une sorte de bilan de ce que nous avons tenté ici, tout au long des deux premiers chapitres et de leurs à-côtés. Dans les différents textes de cette colonne, vous trouverez les termes dans lesquels nous avons successivement présenté le blog et notre projet. Certains de ces termes sont devenus caducs au fil du temps, d'autres nous paraissent éclairer encore aujourd'hui notre état d'esprit et nos souhaits. Il se peut aussi que, même si nous parvenons à mettre sur pied le site auquel nous rêvassons actuellement, le blog se poursuive quand même, sous une forme qui reste à déterminer, pour en donner une sorte d'écho extérieur (mais cela n'est pas sûr, d'abord parce que c'est, pour autant que nous ayons su en comprendre l'esprit, contraire à la charte de Voissa, ensuite parce qu'il se peut que nous n'ayons ni le temps ni l'envie, à terme, de poursuivre conjointement les deux entreprises). Ces quelques lignes pour dire, donc, les questionnements où nous sommes en ce moment, et aussi pour expliquer le désordre, l'incertitude et la dimension parfois un peu indirecte de l'exhibition présentée dans cet épilogue. Nous sommes intéressés par toutes les remarques, suggestions ou réflexions ayant un rapport avec l'ensemble des propos ou des images que nous présentons ou avons présentés ici. Vous disposez pour cela des commentaires, évidemment, et vous pouvez également nous écrire à cette adresse.29 octobre 2007 modifié le 19 novembre
L'exhibition - deuxième chapitre
Ce blog a connu une première période, un premier projet (que vous trouverez explicité et commenté dans les textes ci-dessous tels qu'ils se présentaient à l'origine), puis il y eut, à l'aube d'un deuxième chapitre alors hypothétique, une interruption de plusieurs mois (entre les billets du 18 janvier et du 19 août 2007), pendant laquelle le blog n'était plus accessible. Nous ne dirons rien des causes de cette interruption mais, ce que nous pouvons dire, c'est que nous avons repris le cours du blog plus et moins sérieux que jamais, plus fermes, plus joyeux peut-être aussi, et avec l'intention de mener l'exhibition vers des rivages apaisés (demi-paix qui se puise au-dedans et qui tout autant l'alimente). Nous n'avons, pour ce deuxième chapitre, d'autre projet que de nous faire, dans la mesure de nos moyens, les diaristes d'une île intermittente tranchée sur l'eau des jours. L'île des moments clairs. Il va de soi que nous n'en perdrons pas pour autant notre goût du cabotage sceptique, des circonvolutions faraudes et des rêveries en peau d'oignon.20 août 2007
L'exhibition - premier chapitre
Le blog est d'abord né en marge de la publication de nos images sur l'un des sites amateurs les plus fréquentés. Ce n'est sans doute pas tout à fait par hasard que son développement a coïncidé avec notre décision de cesser nos contributions au site en question (voir ce billet). Le blog se poursuivra désormais, mais il prend une tournure différente : il ne s'agit plus de rendre compte de l'exhibition, mais de la continuer. La forme même du blog modifiera sans doute la démarche de l'exhibition. En effet, sur le site, les images se présentaient seules ou presque, muettes, et ce mutisme était assurément un refuge de la pudeur. La pudeur se déplace donc, puisque assurément nous sommes ici infiniment plus bavards (on nous le reproche). Où la pudeur se cache-t-elle désormais ?La petite introduction qui précède date du début du mois de décembre 2006. Avant qu'elle soit ajoutée, le projet premier du blog était introduit par les textes suivants, rédigés en septembre 2006 :
Le journal Un blog anachronique, un journal au passé, une érotique de l'après-coup. Il s'agit pour nous de rendre compte avec retard des effets d'une autre démarche. Depuis le mois de février 2006, nous publions des contributions sur un célèbre site d'exhibition (ici, notre contribution la plus récente [ajout du 26 novembre 2006 : qui restera la dernière, pour les raisons exposées là]). Sur ce blog, nous nous proposons de constituer l'histoire de cette démarche, de la réécrire en écho assourdi. Nous republierons les « meilleures » images extraites de nos séries, mais aussi certaines qui, pour différentes raisons, n'ont pas été publiées, et nous rendrons compte également de certains des échanges suscités par nos publications. Une façon de rêver dessus, de leur donner un prolongement poétique ou spéculatif, de faire consister le fil de nos jours en un album d'indécence réfléchie. Nous allons reprendre les choses du début, bien certains de ne jamais rattraper le temps perdu, de ne jamais redevenir nos propres contemporains. Ce blog est du reste une sorte de brouillon. Le brouillon d'un autre projet, peut-être illusoire, qui, sous une forme plus pérenne (album ou autre), ferait de tout cela une véritable narration. Encore un détail : nous aurions aimé que le blog puisse être inversé, car tel que nous l'envisageons il gagnerait à être lu dans l'ordre. Or, cette fonction n'existe apparemment pas sur Voissa. Ce n'est sans doute pas si grave, mais nous aimerions, le jour où vous le découvrirez, s'il retient votre attention, que vous vous vous donniez la peine de le reprendre par sa source. Il n'est nullement en effet ici question d'actualité (c'est reposant).Qui parle là ? Laurier, c'est un couple. C'est le pseudonyme sous lequel nous avons choisi de publier nos photos. Nos photos, parce que, bien sûr, même si c'est surtout elle qu'on y voit, elle qui se montre, il va de soi que l'exhibition est assumée, voire revendiquée par nous deux. Certes, nous avons l'un et l'autre un rapport différent à cette démarche. Elle se montre, et lui la montre. À moins que ce ne soit tout à fait autre chose qui soit montré : c'est aussi pour élucider ce point que nous avons créé ce blog. À la fois pour prolonger la démarche, la redoubler, en augmenter l'audience même peut-être (quoique le ton adopté ici, nous en sommes certains, soit plutôt de nature à rebuter certains de nos regardants, mais tant mieux, allez, cela nous aidera à effectuer un certain tri), mais aussi et surtout en comprendre la nature propre. Depuis le début de l'exhibition, une ambiguïté s'est installée pour les regardants. Beaucoup s'obstinent à l'appeler, elle, Laurier. Parfois cela nous agace (lui, surtout), parfois nous n'y prêtons pas attention. En réalité, on peut peut-être risquer ceci : c'est l'exhibition elle-même qui s'appelle Laurier. Mais, ici, sur ce blog, qui parle ? Il serait difficile de le développer véritablement ensemble, à la fois pour des raisons d'emploi du temps (nous ne pouvons pas le faire avancer seulement dans les moments que nous partageons, et qui sont, parce que la vie le veut, très insuffisants), et aussi pour des raisons de cohérence. C'est pourquoi nous avons décidé le protocole suivant : les billets, le choix des photos, la rédaction du blog lui-même, c'est lui qui l'assume. Elle intervient aussi, mais seulement par le moyen des commentaires. Ainsi, un degré de plus est donné à la réflexivité : elle se montre, il la montre, il raconte cette monstration, elle revient sur ce qu'il raconte. Concrètement, la signature Laurier dans les billets le désigne, lui (lui : X.), la même signature Laurier dans les commentaires la désigne, elle (elle : D.).De l'usage de ce blog Tous les commentaires sont les bienvenus. L'idéal serait néanmoins qu'ils s'efforcent de tenir compte de l'esprit de ce blog, qui ne constitue pas l'exhibition en elle-même, même s'il la contient et la prolonge sur un plan un peu différent, mais qui se veut un regard sur elle. Vous pouvez par ailleurs nous écrire à cette adresse, qui est celle où renvoient les pages du site sur lequel se poursuit l'exhibition proprement dite (nous préférons de très loin les mails aux MP). Nous aimerions donc qu'ici, vous écriviez plutôt pour participer de là où vous êtes au projet propre du blog. Quant aux « notes », nous les désactiverions si c'était possible.
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12/05/08 à 15h00
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Un regardant que nous aimons bien nous envoie un mail aujourd'hui : « Je suis toujours attentivement votre démarche qui touche à l'évidence à sa fin… Voilà qui ne m'étonne guère. Vous aussi évidemment. Sortir par le haut. Comment ? » En fait, la question n'est pas tellement : « Comment sortir par le haut ? » Elle est tout simplement : « Comment sortir ? » Et même, pour citer le titre d'un beau livre de la regrettée Sarah Kofman (mais ça n'a rien à voir) : « Comment s'en sortir ? » L'une des malédictions de l'exhibition (celle que nous avons pratiquée), c'est que, du point de vue de la forme, elle peut difficilement échapper à la répétition, à la lassitude. Mais, du point de vue de ce qui la motive, elle ne peut pas cesser. Elle ne peut pas cesser. Elle peut peut-être se transformer, c'est-à-dire aboutir à une autre forme, persister en devenant autre. Mais cela se commande-t-il ? Pas vraiment. Cela s'attend. D'où l'étirement des derniers instants que nous pratiquons depuis un bon moment déjà. Et si cet étirement était la condition pour que ça puisse commencer, enfin ? La fin existe. Nous savons quelle sera la dernière photo. Mais, avant la dernière photo, qu'est-ce qu'il y a ? Nous attendons. Quoi, en fait ? Une autre modalité de l'attente. L'attente elle-même. Notre démarche touche-t-elle vraiment à sa fin ? Peut-être. Mais, de même que la vie commence quand on se sait mortel, peut-être notre démarche – peut-être toute démarche – doit-elle toucher à sa fin pour consister. Rappel des circonstances.
11/05/08 à 14h43
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Ce n'est pas facile de répondre à la demande aussi absolue que vague qui est contenue dans l'exhibition. La position de regardants est insoutenable (d'ailleurs personne ne la soutient)… Rappel des circonstances.
11/05/08 à 11h05
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10/05/08 à 19h52
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10/05/08 à 15h55
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Attendre ce qui est déjà passé… d'après une image brute de Stock d'après une image brute de Stock d'après une image brute de StockÀ suivre…
10/05/08 à 11h54
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Le temps ralentit au point de devenir solide… d'après une image brute de Stock d'après une image brute de Stock d'après une image brute de StockÀ suivre…
10/05/08 à 10h52
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04/05/08 à 12h11
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Ce qu'on regarde nous regarde aussi (rappel)… d'après une image brute de StockÀ suivre...
03/05/08 à 09h24
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Une vibration minimale… d'après une image brute de Stock d'après une image brute de StockÀ suivre…
01/05/08 à 17h58
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27/04/08 à 12h23
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25/04/08 à 17h19
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d'après une image brute de Stock d'après une image brute de StockÀ suivre…
23/04/08 à 17h55
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d'après une image brute de Stock d'après une image brute de StockÀ suivre…
23/04/08 à 14h43
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d'après une image brute de StockÀ suivre…
23/04/08 à 10h07
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La scène se passe à l'intérieur d'un crâne… d'après une image brute de StockÀ suivre…
20/04/08 à 17h32
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20/04/08 à 13h22
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12/04/08 à 09h33
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10/04/08 à 14h13
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Nous publions maintenant les photos que Stock a prises mais qu'il n'a pas retenues pour la petite série qu'il a tirée de cette séance. Nous les avons traitées comme nous avions traité nos propres images issues de cette après-midi, c'est-à-dire très différemment de lui. Notre idée en publiant ces images est de scruter, au risque de la saturation pour les regardants, ce qui s'en dégage, ce que nous avons donné à voir, volontairement ou involontairement, et ce que nous avons vu… d'après une image brute de Stock d'après une image brute de Stock d'après une image brute de Stock d'après une image brute de Stock d'après une image brute de Stock d'après une image brute de StockElle lui avait demandé de s'habiller en noir. Pourquoi ? On ne sait pas. Toujours est-il que ce vêtement, créant avec son corps nu un contraste très marqué et le faisant sur certains clichés presque disparaître, lui confère incontestablement une fonction par rapport à elle. L'imagerie D/s, bien sûr, vient à l'esprit, mais plus que dominant, il semble manipulateur, presque marionnettiste, et elle, qui jusque-là avait tenté d'assumer seule sa présence et son exhibition, lui abandonne toute responsabilité de l'une et de l'autre. Quant à lui, il s'en souvient, dès son entrée en scène, il se trouva comme investi du rôle qu'elle lui assignait tacitement. Rôle double à la vérité, puisqu'il s'agissait à la fois de la montrer et de la faire jouir. Pour ce qui est de lui-même, il avait surtout le souci de se retirer de l'image, d'en être peut-être l'absent démiurge, ou, quasi-folie, d'en devenir le bord, le cadre. Rappel :Et :
Après-midi chez monsieur Stock - 1 Après-midi chez monsieur Stock - 2 Après-midi chez monsieur Stock - 3 |